Libéralisation du marché postal

Qui veut vraiment d'une concurrence à La Poste?

Les régions périphériques risquent de faire les frais de la course aux profits
Maison et loisirs

Archive · 11 septembre 2008

Le Conseil fédéral veut libéraliser totalement le marché postal en éliminant le monopole détenu par la Poste. Ces options sont sans doute favorables pour les grandes entreprises et la Poste. Pas pour les petits consommateurs. Le marché postal est déjà partiellement libéralisé: quel consommateur s'en est aperçu dans son quotidien ou en a vraiment bénéficié?

La FRC est en principe favorable à la libéralisation. Elle exerce une pression sur les prix, sur l'offre et sur l'innovation. Ceci valable pour un marché en expansion. Or entre 2001 et 2005, le trafic des lettres a diminué de 37%. De plus, un marché libéralisé est souvent une jungle pour le consommateur qui devient incapable de comparer les offres et reste souvent captif de son fournisseur initial.

Un monopole résiduel à 100 grammes est le plus sûr moyen de garantir le financement et le niveau du service universel. Si la libéralisation devait se poursuivre, l'introduction de garde-fous est impérative. Une autorité de régulation forte et dotée de moyens d'action doit être mise en place. La faible volonté politique en la matière expérimentée jusqu'ici avec la Comcom (télécommunications) et l'Elcom (électricité) laissent dubitatifs. La concession du service universel doit rester en main de la Poste et ne doit pas dissocier les services postaux des services de paiements. Un ombusdman doit être mis en place pour résoudre les litiges des petits consommateurs. En outre, la FRC ne veut une transformation de la Poste en société anonyme. Une société anonyme doit rendre des comptes à ses actionnaires et faire du profit, ce n'est guère conciliable avec la défense du service universel.

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