3e édition du concours

Les Experts de demain: un salon de beauté expérimental en classe

Dix jeunes ont donné de leur personne pour définir quel était le meilleur démaquillant sur le marché.
Maison et loisirs

Archive · 28 février 2018

Les Experts de demain, Châtel-Saint-Denis, médaille en chocolat

A midi, les élèves mangent, jouent d’un instrument ou pratiquent un sport. Sauf cette équipe de la classe 10B du Cycle d’orientation de la Veveyse, qui a sacrifié ses pauses durant un trimestre afin de participer au concours des Experts de demain.

Entre deux morces de sandwichs, ces dix jeunes de 13-14 ans ont choisi, après un vote en bonne et due forme, comme terrain d’expérimentation les démaquillants. «On en utilise tous les jours!», justifie Inès. Quant aux garçons, moins habitués à ce produit, ils ont trouvé que ce serait quand même «marrant».

Téméraires, les garçons ont prêté leur visage... pour le plus grand plaisir des filles!

Marrant: un adjectif qui vient effectivement à l’esprit lorsque l’on découvre dans le rapport que la classe a livré des photos de jeunes hommes aux yeux fardés et à la bouche rouge. «C’est ce que l’on a préféré de cette expérience: la séance de maquillage», lancent en choeur les filles. «Nous, c’est plutôt le démaquillage», rigole Malik, entouré des autres cobayes.

Une mesure, pour qu’elle soit valable, doit être standardisée. Bien vu, le coup de la seringue!

Si l’ambiance semble détendue dans le groupe, il n’en reste pas moins que des tests sérieux ont été réalisés sur neuf démaquillants achetés chez Coop, Migros, Landi et en pharmacie à Châtel-Saint-Denis.

Odeur, texture, efficacité, rapport qualité-prix ont été les critères retenus par la classe 10B.

Au programme: tester à l’aveugle l’odeur et la texture, comparer la quantité avec le prix et surtout vérifier l’efficacité des produits. «Ce sont les critères qui nous ont semblé les plus importants», expliquent-ils.

Si le premier point reste subjectif, le dernier a, lui, dû être abordé de manière scientifique. Grégoire Dewarrat, enseignant en sciences et parrain de l’équipe, a laissé les élèves se débrouiller, non sans leur offrir quelques pistes, comme l’utilisation d’une seringue pour garantir des mesures au millimètre près.

Pas de substances indésirables sur la peau. La lecture de la composition aurait dû s’imposer dans ce test.

A l’issue des diverses analyses, Yves Rocher remporte la palme. Mais uniquement en termes de qualité. Le meilleur rapport qualité-prix revient à Beauté Suisse (Landi). «Il ne nous serait jamais venu à l’esprit d’acheter ça là-bas! On pensait que Sephora (enseigne courue des adolescentes, ndlr) serait le meilleur...», s’étonne Fanny. Le groupe avoue aussi avoir été sceptique concernant l’efficacité des produits suisses. Pour Irini, cela démontre que l’on est un peu trop influencé par les publicités des marques. «A l’avenir, je ferai plus attention!» Objectif de ce concours pédagogique donc atteint: voici quelques consommateurs avertis de plus sur le marché, messieurs les fabricants!

Les classes qui ont terminé sur le podium sont à lire ici.

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