Réseau

Le vélo prend des airs de Mobility

Avec la fusion annoncée de Velopass et de PubliBike, les Suisses vont disposer d’un réseau national de cycles en libre-service. De quoi faire du deux-roues une alternative aux véhicules motorisés.
Enjeux collectifs

Archive · 26 février 2013

Photo: Sébastien Féval

Le vélo à la demande est-il en train de devenir le moyen de locomotion favori des Romands? A lire le bilan annuel de Velopass, le réseau de vélos en libre-service – dont des modèles électriques dans certaine stations – déployé dans la plupart des grandes villes romandes, cela semble bien être le cas. Avec ses quelque 155 000 deux-roues empruntés par 12 700 abonnés et 7420 détenteurs de cartes journalières, le vélib séduit toujours plus d’usagers.

Partout en Suisse, le modèle du vélo en libre-service avec réservation préalable s’impose et offre une alternative toujours plus sérieuse au transport motorisé. Il le sera encore plus à l’avenir, promet Elise Méan, responsable de la communication de Velopass, le réseau le plus étoffé à ce jour. «Dès le mois d’avril, la fusion de Velopass et de PubliBike, le pendant alémanique, donnera naissance à un réseau unifié, permettant aux utilisateurs d’emprunter des vélos dans toute la Suisse. Si les tarifs et les conditions d’accès ne changeront pas immédiatement, nous travaillons à l’intégration des différentes stations dans un seul système de réservation. Dans un deuxième temps, l’abonné aura accès à l’ensemble du réseau avec une seule et même carte à puce.»

Idéal pour des trajets courts

Le modèle de Velopass a beaucoup de points communs avec le vélib lyonnais ou parisien. Moyennant la conclusion d’un abonnement annuel ou d’un titre de transport journalier, l’utilisateur achète le droit d’utiliser un vélo appartenant à un réseau régional – la zone Lausanne-Morges, l’agglomération yverdonnoise ou la région fribourgeoise, par exemple. Il peut emprunter le vélo à une station et le laisser à une autre. A chaque utilisation, la première demi-heure est gratuite. Un élément qui explique pourquoi le vélo à la demande se prête particulièrement aux trajets courts, en particulier en complément de l’utilisation des transports publics. D’autres réseaux, comme Velospot, testé dans l’agglomération biennoise et à Neuchâtel, fonctionnent globalement de la même manière.

Pas étonnant donc que certains transporteurs publics deviennent les alliés naturels du deux-roues. A commencer par les lausannois (TL). Parmi les avantages compris dans la carte tl pulse, réservée aux 18-30 ans et lancée l’an dernier, les TL offrent une carte journalière Velopass par mois pour permettre à leur clientèle d’utiliser ce service.

A quand une offre intégrée?

Du côté des fribourgeois (TPF), on assure carrément la vente des titres. «Les TPF considèrent que le vélo est un moyen de locomotion complémentaire aux transports publics», avance Richelle Hartmann, du service de communication de la régie. Si cette dernière ne dispose pas de carte à puce compatible avec Velopass, les TPF «évaluent les options» afin de voir s’ils peuvent aboutir à un système ad hoc pour décembre 2013.

Après l’essor de l’offre et la multiplication du nombre de stations, l’intégration du prêt de vélos aux transports publics sera peut-être le dernier bastion à prendre. Sur ce point, les deux-roues ont encore du chemin à parcourir. A Genève, un projet de vélib opéré par les TPG a été reporté sine die. Dans le canton de Vaud, «l’intégration du vélo à l’offre des transports publics n’est pas à l’ordre du jour, soutient Julien Leuenberger, responsable opérationnel de la Communauté tarifaire vaudoise Mobilis. Nous sommes dans l’attente de l’arrivée de la carte nationale des transports publics, qui devrait voir le jour à fin 2014 ou début 2015.»

Vœu pieux? Selon Roger Baumann, responsable de la communication de l’Union des transports publics, l’idée d’une carte à puce basée sur une technologie par radiofréquence (RFID) qui pourrait remplacer, dans un premier temps, les abonnements généraux et demi-tarif des CFF, puis intégrer l’offre dans d’autres sociétés de transport, reste une éventualité. Après le prêt de voitures avec Mobility, on voit mal cependant comment les CFF pourraient laisser les vélos en libre-service, également basés sur une technologie sans contact, sur le bas côté de la route.

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