À table!

La nouvelle pyramide alimentaire: plus durable, n’en déplaise à certains!

Les autorités ont récemment réactualisé le guide qui permet de connaître les besoins nutritionnels de la population. La nouvelle pyramide tient compte des dernières connaissances scientifiques, de la durabilité et de l’évolution des modes de consommation.

Alimentation Nourriture et boissons Nutrition

25 septembre 2024

La pyramide alimentaire est un guide illustré permettant de connaître les besoins nutritionnels d’un individu. Il s’adresse à l’ensemble de la population, âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé et sans besoins particuliers. La pyramide se lit de bas en haut avec, au niveau inférieur, les familles d’aliments et boissons à privilégier et au niveau le plus haut, ceux à limiter.

Les principaux changements

Elaborée par l’Office de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) en collaboration avec la Société Suisse de Nutrition (SSN) et une équipe du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), la nouvelle pyramide alimentaire tient compte des dernières avancées scientifiques et de l’évolution des modes de consommation, mais aussi de la promotion de la santé. Le principe de base ne change pas, mais certaines recommandations ont été adaptées et des denrées davantage mises en avant. Voici un aperçu des principaux changements:

  1. En message général, on peut y voir l’encouragement à la consommation d’un maximum d’aliments frais par opposition aux produits ultratransformés. Par ailleurs, la pyramide montre essentiellement des produits non emballés, plus faciles à mettre en lien avec ce qui se trouve dans l’assiette, et elle ne mentionne plus de noms de marque.
  2. Un changement majeur notable est la prise en compte de la durabilité dans l’ensemble des recommandations. Le critère de la rareté des ressources alimentaires et leur impact sur le climat ont été systématiquement pris en compte dans l’élaboration des nouvelles recommandations. En effet, les sources de protéines végétales, comme les légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots rouges et blancs) sont davantage représentées et apparaissent au même niveau que les sources de protéines d’origine animale, comme la viande ou le poisson. La viande rouge n’apparaît d’ailleurs plus visuellement dans la pyramide. La recommandation est claire: consommer davantage de légumineuses et réduire sa consommation de viande. La consommation de poisson passe également au second plan, notamment en raison de la surpêche.
  3. Dans la catégorie des produits céréaliers, il est désormais recommandé de privilégier ceux à base de céréales complètes. Un plus qui, espérons, poussera davantage la grande distribution et les boulangeries à étoffer leur offre en la matière.
  4. S’agissant des fruits et des légumes, il est toujours recommandé d’en consommer cinq par jour, mais il est mentionné de privilégier le critère «local, de saison et issu de production durable».
  5. Les bénéfices de la consommation d’oléagineux et de graines sont également mis en avant, l’enquête nationale MenuCH ayant d’ailleurs démontré que la population n’en consommait pas assez. Or ils sont riches en acides gras de qualité et en fibres alimentaires notamment.
  6. Autre changement important : les jus de fruits ont disparu de la pyramide. En effet, ils n’apportent pas les mêmes bénéfices que les fruits entiers, car ils contiennent moins de fibres, possèdent un moins grand potentiel rassasiant et ont une charge glycémique plus importante.

Ce qu’en pense la FRC

Ces changements ont fait réagir différents acteurs tels que Greenpeace et Proviande qui dénoncent d’un côté une occasion manquée  d’aller encore plus loin en matière de durabilité, et de l’autre, un procès injustifié à la viande. De son côté, la FRC se réjouit d’avoir été suivie sur la majeure partie de ses recommandations au moment où elle a été consultée, qui reflètent les préoccupations des consommateurs. La nouvelle pyramide manque certes encore de quelques informations pratiques, telle une meilleure indication des quantités cuites, pour les personnes qui mangent souvent hors du domicile par exemple. Néanmoins, elle est adaptée à son objectif: lisible et claire, sans être dogmatique, elle peut servir de base à toute la population. Les personnes ayant un régime particulier ou des besoins spécifiques trouveront de quoi adapter ces recommandations sur le site de la SSN. La FRC salue également le pas en avant vers la prise en compte des critères de durabilité dont plus personne ne peut nier l’importance!

 

Lire les recommandations

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Appel-eau-saine@Marc Bachmann

Société civile

Plus de 30'000 signatures pour l'appel à protéger l'eau potable

Le 30 mars, les organisations de l’Alliance «Eau propre – Suisse saine» ont remis à Berne 32'052 signatures pour l’appel eau saine. Cette pétition demande au Conseil fédéral et au Parlement de ne pas affaiblir davantage la protection des cours d’eau et de l’eau potable en Suisse, et d'agir concrètement pour la renforcer. 
01 avril 2026 Qualité de l'eau