Commerce

La créativité face à la crise

Site internet, page Facebook, plate-forme mobile, bouche-à-oreille: de nombreux petits commerces ont dû s’adapter pour continuer à fonctionner.
Alimentation

Archive · 28 avril 2020

Complices, Brigitte Wyssmüller (à g.) et Isabelle Egger sillonnent les routes romandes: «Les échos des clients nous mettent du baume au cœur.»

D’habitude, elle propose les produits de son exploitation au marché de Lausanne. Quand le Conseil fédéral a annoncé le renforcement des mesures le 16  mars dernier, Sandra Demont, de la Ferme des Saugealles à Cugy (VD), s’est retrouvée avec de la marchandise sur les bras. La Vaudoise et son époux ont donc rapidement mis en place un système de libre-service. Puis elle a posté sur son compte Facebook un message indiquant les heures d’ouverture de ce petit self. «Ça s’est propagé à une vitesse folle, explique-t-elle. Tout ce que j’avais peur de perdre est parti en trois jours.» Grâce aux réseaux sociaux et au site de la Ville de Lausanne qui regroupe les stands du marché, de nombreuses personnes se sont déplacées à la ferme pour y faire leurs achats. «Le côté humain est chouette. Au départ, je me disais que sans les marchés, j’aurais du temps pour faire ma paperasse, mais ce n’est pas le cas», sourit l’agricultrice.

Pour Les petites Fromagères, jeune entreprise fribourgeoise qui vient de souffler sa première bougie, les réseaux sociaux sont aussi d’une grande aide. «Nous avons indiqué mettre en place un système de livraison en fonction de la demande sur Facebook et Instagram, relate Brigitte Wyssmüller. Et nous avons envoyé l’information à tous nos contacts.» Le bouche-à-oreille a bien fonctionné, puisque les deux artisanes effectuent désormais deux tournées hebdomadaires à Lausanne, deux à Fribourg et une en Valais. Elles figurent par ailleurs sur les plates-formes Soutien aux commerçants fribourgeois et DireQt, ce qui leur est d’un précieux secours. Malgré des journées à rallonge, les jeunes femmes ont le sourire. «Les gens sont contents de nous voir, on reçoit des compliments.»

La recherche se fait selon le lieu, le produit ou le producteur. Il suffit ensuite de faire... son marché parmi les spécificités de chacun!

De son côté, Mon Producteur, une application initiée par des Valaisans qui recense les adresses de vente directe près de chez soi, a vu ses visites multipliées par dix depuis le début du semi-confinement. Les demandes pour figurer sur l’application ont aussi augmenté. «Agriculteurs, artisans et cavistes ont dû trouver des alternatives aux marchés, restaurants et événements, raconte Jacques Martinez, cofondateur de la plate-forme mobile. L’avantage de notre solution, c’est qu’elle existait depuis un an.» L’équipe s’affaire pour valider plus rapidement les nouvelles entrées.

«Nous appelons les producteurs. Le rythme de mise en ligne a doublé.»
Ces solutions vont-elles perdurer au-delà de la crise? «Ce qui sera déterminant, c’est le désir ou non de garder l’habitude de consommer local», résume Sandra Demont. Les clients auront donc le dernier mot.

Les jardineries ont innové

Durant leur fermeture, les producteurs de plantons ont mis en place des solutions pour satisfaire une clientèle qui piaffait d’impatience de remettre la main à la terre. Formulaires de commande en ligne, comme Le Sacré Planton à Lonay (VD), ou self-service impro-visé; c’est le cas de l’Apothèque du Jorat, avec un espace ouvert en continu à Mézières. La demande pour ces petits producteurs n’a jamais faibli, même si le chiffre d’affaires a souffert de la situation. La fondation Pro Specie Rara, qui vend habituellement ses plantons de variétés locales, traditionnelles et reproductibles sur des marchés, a aussi revu ses plans. Son site diffuse les exploitations disposant de son label, mais aussi les bénévoles qui multiplient ses variétés rares.

Lire aussi: Un beau printemps… morose, le vécu d’une jardinerie vaudoise, Andréfleurs à Assens.

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