Nos combats

Ilot de cherté: salaires hauts, prix élevés ?

Argent

Archive · 25 février 2020

Le 9 mars, le Conseil national traitera de l’initiative «Stop à l’îlot de cherté – pour des prix équitables», soutenue par une vaste coalition allant des PME aux consommateurs, en passant par un syndicat et les assureurs-maladie. Si les opposants à l’initiative dégaineront immanquablement des contre-vérités pour assurer marges et rentes de situation, il est bon de rappeler une fois encore que les salaires n’expliquent pas l’îlot de cherté. En attestent diverses études du Seco, de l’institut de recherche BAK Basel, du Surveillant des prix, du Conseil fédéral et d’économistes.

Dans le commerce de détail, le coût unitaire du travail est même parfois plus bas qu’à l’étranger en raison de la forte productivité, du temps de labeur plus long et des cotisations sociales plus basses. Pour les biens produits en Suisse (donc qui ne sont pas concernés par l’initiative puisqu’elle ne vise que les produits importés), les salaires n’expliqueraient que 11% du surcoût, le reste étant principalement dû à des frais plus élevés (loyers, logistique, publicité, etc.) et, surtout, au manque de concurrence qui fait augmenter les prix.

C’est justement sur ce dernier élément que se concentre l’initiative. En permettant aux entreprises et aux consommateurs de pouvoir choisir librement leur fournisseur à l’étranger et ainsi éviter de se voir imposer ses conditions par un importateur officiel qui n’apporte aucune valeur ajoutée, la mise en concurrence permettrait de faire diminuer les prix des produits importés. L’ancien Surveillant des prix, Rudolf Strahm, chiffrait en 2006 d’ailleurs à 25-30 milliards le surcoût payé par l’économie suisse en raison du cloisonnement de son marché par des multinationales.

Le Parlement sera donc susceptible de faire un pas concret pour faire baisser les prix gonflés en Suisse.

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