Tarifs postaux

«Il faut respecter la nécessité d’un bénéfice équitable»

3 questions à... Monsieur Prix, Stefan Meierhans
Argent … Services

Archive · 25 février 2014

En janvier, La Poste annonçait qu’elle gelait ses tarifs jusqu’en 2016 pour les courriers A et B, et procédait même à quelques baisses, notamment dans les frais de dédouanement. Une solution négociée avec Monsieur Prix, après que ses services ont estimé les prix du géant jaune trop élevés.

Quel rôle a joué la grogne des consommateurs, particulièrement importante quant aux prix des procurations et du dédouanement?

Ce climat a beaucoup influencé nos négociations avec La Poste. Cela nous a permis de voir quels étaient les problèmes ressentis avec le plus d’acuité, comme le cas de la Maxilettre. D’un autre côté, on peut supposer que cette grogne, et surtout la pression des associations comme la FRC, ont fortement influencé la volonté de La Poste de chercher un règlement à l’amiable.

Comment en étiez-vous arrivé à cette conclusion?

Selon la Loi sur la surveillance des prix, la fixation d’un tarif doit respecter la nécessité d’un bénéfice équitable. C’est sur cette base que nous avons conclu à des prix surfaits, le profit obtenu par La Poste dérogeant, de notre point de vue, au principe du bénéfice équitable.

En renonçant à des hausses introduites en 2013, le géant jaune reconnaît-il d’une certaine façon avoir forcé la dose?

Nous ne pouvons nous exprimer sur les appréciations de La Poste à ce sujet. Ce que nous pouvons dire, en revanche, c’est que La Poste s’est toujours dite en désaccord avec notre analyse, et n’a donc jamais reconnu avoir pratiqué des prix surfaits. Conclure cet accord à l’amiable lui permettait par contre de sécuriser sa planification. Ce n’est pas au Surveillant des prix de juger si telle argumentation est vraie ou fausse. Mais on peut interpréter l’offre gratuite de quatre timbres comme «remboursement»  ou «partage» du – trop – bon résultat de La Poste.

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