AOP, IGP et compagnie

Il faut préserver la qualité des AOP et IGP

Gruyère, L'Etivaz, Longeole, Tête de Moine, Sbrinz, Saucisse d'Ajoie, Viande séchée du Valais ou Vacherin Mont-d'Or...toutes ces denrées savoureuses sont protégées par le système des AOP (ex-AOC) et IGP. Dans quelle mesure ces produits peuvent-ils cohabiter avec d'autres produits élaborés dans des conditions moins bien définies? La FRC estime que le système actuel ne doit pas être affaibli par un trop grand nombre d'exceptions.
Alimentation Emballages et étiquetage

Archive · 29 mai 2012

Les appellations AOP (appellation d'origine protégée) et IGP (indication géographique protégée) garantissent aux consommateurs que les produits alimentaires ainsi protégés répondent à des exigences précises définies dans le cahier des charges. Les produits sont certifiés et soumis à des contrôles de qualité. Ce système lutte également contre la tromperie en interdisant que des produits qui ne correspondent pas au cahier des charges portent le même nom que les produits protégés. Le système en place actuellement est crédible et inspire confiance aux consommateurs.

Le postulat Hassler soulève le problème de la coexistence, dans une même aire géographique, de produits AOP-IGP et de produits analogues portant une dénomination géographique locale, ces derniers pouvant correspondre ou ne pas correspondre au cahier des charges. Cette situation est source de confusion pour les consommateurs. Un consommateur lambda, dont le niveau d’information est moyen, ne fera pas de différence entre un saucisson de Payerne et un saucisson vaudois IGP, ni entre un fromage de montagne des Grisons AOP ou un fromage de montagne de l’Engadine. Dans son esprit, le saucisson de Payerne ou le fromage de montagne de l’Engadine bénéficient de la réputation des appellations protégées. Il ne pourra pas savoir si le saucisson de Payerne ou le fromage de montagne de l’Engadine correspond ou ne correspond pas au cahier des charges des appellations ou indications géographiques protégées.

La FRC n’est par principe pas favorable à des exceptions ou des entailles dans le système des AOP-IGP. Ces exceptions diminueraient la crédibilité du système et pourraient ouvrir la porte à des dérives. La FRC n’est donc pas favorable à la coexistence entre les AOP-IGP et des dénominations locales bien établies de produits agricoles. S’il était décidé d’introduire des exceptions, la FRC estime que les critères stricts doivent être appliqués (consulter notre réponse complète).

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