Obsolescence programmée

3 questions à Adèle Thorens Goumaz

Sujet de préoccupation depuis quelques années, l’obsolescence programmée des produits – volontairement conçus pour durer moins longtemps – existe sous différentes formes. En 2013, la FRC va agir, proposant notamment des solutions de réparation pour des produits considérés par les fabricants comme irréparables ou qui le sont à un prix exorbitant. Que font nos politiques? Le point avec Adèle Thorens Goumaz.

Enjeux collectifs Impact environnemental

Archive · 26 février 2013

Photo: Justin Pinkney/shutterstock.com

Ordinateurs, téléphones mobiles ou réfrigérateurs, les produits ont une vie toujours plus courte. Que proposent les Verts pour améliorer la situation?

Nous avons demandé au Conseil fédéral de nous présenter un rapport évaluant des mesures visant à optimiser la durée de vie et d’utilisation des produits. Sont notamment concernés l’affichage de la durée de vie des produits, la fixation de durée de garanties minimales et le soutien à l’écoconception (lire aussi "L'électronique à l'épreuve du temps"), ainsi qu’aux activités de réparation et de maintenance, par exemple dans la formation et la recherche.

Quand peut-on attendre les premiers effets?

Le Conseil fédéral a accepté notre demande, mais elle doit encore être approuvée par le Parlement.

Entre les entreprises qui poussent à la consommation et les consommateurs qui achètent parfois de manière impulsive, comment changer les habitudes?

Au lieu de baser leurs bénéfices sur la production incessante de biens à courte durée de vie, les entreprises doivent les fonder sur la vente de produits moins nombreux mais de meilleure qualité, ainsi que sur leur maintenance. Et les consommateurs doivent accepter de payer un peu plus cher, mais pour des produits durables. Une meilleure information des consommateurs encourage ces changements, mais les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en assumant des garanties plus longues.

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