Taxe-poubelle

Donner de la valeur à ses déchets

A l’heure où le canton de Vaud rejoint ceux de Neuchâtel, Fribourg, Jura et Berne, comment trier pour bien faire ?

Argent Maison et loisirs Déchets et recyclage

Archive · 04 décembre 2012

Photo: shutterstock.com/Pack-Shot

Le compte à rebours est méchamment entamé pour les Vaudois; il n’y a qu’à suivre la campagne de sensibilisation relayée par les médias. Au 1er janvier 2013, la grande majorité des communes quittent le village des irréductibles Romands pour adopter la taxe-poubelle, inscrite dans la loi fédérale depuis 1997. Certaines, comme Renens, Belmont ou Montreux, reportent quelque peu son entrée en vigueur. En cause, notamment, le peu d’infrastructures de tri adéquates, quand elles existent.

La mise en pratique étant une affaire communale, chacune y va de son règlement: taxe au sac ou au poids, gestion d’une déchetterie propre ou collective, instauration de mesures compensatoires pour faire passer la pilule. Aussi vaut-il la peine de consulter le site web de sa localité.

En 2011, la Suisse a produit près de 5,5 millions de tonnes de déchets (689 kg/pers.). Plus de la moitié ont été valorisées dans des filières de recyclage, dégageant une manne financière intéressante pour les communes. Néanmoins, le contenu des sacs à ordures reste trop volumineux, même pour un consommateur averti. La faute aux emballages composites, au suremballage imposé par les fabricants, à l’ensemble des acteurs de la chaîne alimentaire qui gaspille les denrées, aux grandes surfaces qui ne jouent pas le jeu en refusant de mettre à disposition de leur clientèle des conteneurs de tri. Toutefois, avec un temps de retard, Migros a annoncé son intention de remédier au problème des emballages plastiques, hors des boissons en PET. Il introduira des points de collecte dès l’été prochain.

«Le consommateur peut agir à la source en modifiant ses actes d’achats, préconise Aline Clerc, spécialiste des questions énergétiques et environnementales à la FRC. Qu’il privilégie les produits peu emballés, les emballages recyclables ou qu’il désosse certains articles directement au magasin. Mais aussi parce qu’il s’organise pour limiter la part du gaspillage alimentaire, qui représente tout de même 20% des déchets.» Parfois, la question se pose en d’autres termes. «Prenez le lait: quel contenant privilégier, une bouteille ou une brique? Du strict point de vue du porte-monnaie, c’est équivalent: d’un côté, le produit coûte plus cher à l’achat, de l’autre, plus cher à son élimination.»

En tout état de cause, conseille encore notre spécialiste, effectuer un tri scrupuleux permet de valoriser ce qu’on jette, puisque les produits vont directement dans la bonne filière de recyclage et, du coup, de vendre le tonnage des déchets à meilleur prix, une plus-value qui, au final, pourrait profiter au consommateur.

Plus d'infos: vaud-taxeausac.ch ou sur la ligne gratuite 0800 804 806

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