Médicaments

Des prix fixés autrement, et un peu plus bas

A l’avenir, le prix des nouveaux médicaments devra se calquer davantage sur ceux pratiqués à l’étranger, en tenant mieux compte aussi de leur degré d’innovation. Un petit pas qui n’ébranlera pas la pharma.
Santé Médicaments

Archive · 30 avril 2015

Shutterstock / Lisa S.

On le sait, le Conseiller fédéral Alain Berset entend maintenir la pression sur le prix des médicaments et obtenir de nouvelles baisses. La FRC s’en réjouit, mais il reste difficile de faire le poids contre l’industrie pharmaceutique. Même si les assureurs se battent, pour une fois, aux côtés des consommateurs, on avance à petits pas.

Ainsi, dès le 1er juin 2015, les ordonnances liées à la fixation du prix des médicaments seront modifiées.

Bon point: un nouveau médicament vendu en Suisse pourra au maximum coûter 5% de plus que le prix moyen relevé dans 9 pays voisins, soit l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la France, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, ainsi que trois nouvelles contrées, la Belgique, la Finlande et la Suède.

Second bon point: le degré d’innovation d’un médicament par rapport à ceux déjà existants aura une influence plus importante sur le prix. Les finesses du nouveau système sont encore en discussion, mais, en gros, en l’absence d’innovation probante, pas de hausse de prix. Il ne sera ainsi plus possible de retirer du marché un produit dont le brevet expire pour le remplacer presque aussitôt par une légère variante, à nouveau protégée, et tout aussi chère, voire davantage.

Le nouveau système se veut aussi plus transparent. L’Office fédéral de la santé publique pourra ainsi communiquer le nom des médicaments lorsqu’un recours est déposé contre une baisse de son prix. Cela permettra d’identifier facilement quelles sont les sociétés faisant barrage, quitte à les boycotter, pourquoi pas?

Mais on aimerait que le Conseil fédéral aille encore plus loin et accorde également le droit de recours contre le prix d’un médicament aux associations de consommateurs et aux assureurs-maladie. A ce jour, seule l’industrie pharmaceutique dispose de ce droit. Une motion de la conseillère nationale Isabelle Moret a d’ailleurs été déposée en ce sens en 2013 et attend encore d’être traitée.

Enfin, il est désolant qu’une adaptation rapide au taux de change avec l’euro ne soit pas à l’ordre du jour. Les consommateurs paient actuellement un prix calculé sur la base d’un taux à 1,29 fr. ! Et il n’est prévu de le modifier qu’à partir de janvier 2016… à 1,20 fr !

Joy Demeulemeester interviewée par la RTS le 30.05.2015

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