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Consommation de boissons sucrées et risques de cancer

Des chercheurs français ont suivi durant cinq ans plus de 100 000 personnes. En 2019, ils rapportent une augmentation des cas de cancers chez les consommateurs de boissons sucrées. Nouvel élément à charge en 2022, cette fois avec les édulcorants.
Alimentation Santé

Archive · 14 août 2019, Mis à jour le 28 avril 2022

Le lien entre consommation de boissons sucrées et maladies cardiovasculaires est désormais clairement établi, grâce à de nombreuses recherches effectuées sur le sujet. Cependant, celui avec le risque de cancers est plus flou, même si ces boissons ont été associées au risque d’obésité, reconnu comme un facteur de risque pour différents types de cancers.

Une étude, publiée en juillet 2019 dans le British Medical Journal a cherché à mettre en relation la consommation de boissons sucrées et le risque de survenue de cancer. Ce sont plus de 101000 personnes, tous majeurs, qui ont été intégrées au projet en enregistrant leur consommation par tranche de 24 heures pour 3300 aliments différents, dont 109 types de boissons sucrées, édulcorées et jus de fruits.

Le suivi s’est effectué sur un minimum de cinq ans. Les chercheurs ont pu mettre en évidence un risque plus élevé de cancer, en particulier du sein, pour les personnes consommant des boissons sucrées et des jus de fruits 100%.

Les résultats des analyses suggèrent un rôle important du sucre dans les associations observées, même si un lien de cause à effet ne pas pour autant peut être établi pour les associations observées, l’étude étant observationnelle.

Les édulcorants pas mieux lotis

Plusieurs études ont déjà démontré un lien entre une consommation importante d’édulcorants et le risque d’obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires. Une étude française avec plus de 100 000 participants à NutriNet-Santé vient, au printemps 2022, de révéler que les personnes qui avaient absorbé plus d’aspartame (E 951) et d’acésulfameK (E 950) que la moyenne avaient un risque légèrement augmenté de développer un cancer, particulièrement du sein, du côlon, de l’estomac ou de la prostate. On soupçonne notamment une action sur le microbiote. Les auteurs estiment qu’il s’agit d’un facteur de risque modifiable et demandent aux autorités de tenir compte de leurs résultats lors de la réévaluation des édulcorants autorisés.

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