Cosmétique

Test: les colorations pour cheveux

S’il faut prendre garde à certains allergènes, les teintures à appliquer soi-même tendent à être efficaces.

Santé Cosmétiques

Archive · 02 octobre 2018

Photo: shutterstock.com

Certes, la tendance capillaire est au gris assumé (ou teint parfois) depuis plus d’une année dans les revues de mode. Certains – car oui les hommes ont aussi leur coquetterie! – préfèrent néanmoins recouvrir leurs fils d’argent. D’autres désirent simplement changer de couleur ou, au contraire, retrouver leur teinte naturelle. Recourir à la coloration à la maison permet de sérieuses économies, mais les produits du commerce sont-ils à la hauteur? La FRC a analysé neuf colorants permanents châtain clair, achetés en grande surface ou en pharmacie.

Le critère qui importe d’abord, c’est de ressortir de la salle de bains avec la couleur souhaitée. Sur ce point, tous les produits du panel remplissent cette fonction indispensable; la nuance ressemble à celle indiquée sur l’emballage, à une ou deux différences de tons près. D’où l’intérêt pour le client de pouvoir choisir en se fiant à la photo de l’emballage pour ne pas se tromper d’achat. Un bémol avec Phyto Paris et Herbatint: ces teintures aux pigments végétaux ne donnent pas à voir l’option «avant/après» sur la boîte. Difficile alors d’imaginer à quoi ressemblera le résultat final.

Aucun produit n’est apte à colorer un cheveu uniformément de la base à la pointe, plus abîmée. L’analyse en laboratoire en a tenu compte. Hormis Herbatint qui se distingue par une belle performance, la nuance se dégrade déjà fortement au premier lavage.

Avant l’application, un test d’allergie s’impose. Vérifiez votre seuil de tolérance au produit.

Le végétal ne gagne pas sur tous les points

Si le résultat est important, les moyens d’y arriver le sont presque tout autant. Lors de leur utilisation, les 50 cobayes n’ont que moyennement apprécié les teintures végétales. En cause, plusieurs motifs: ici la texture, là l’odeur, voire la préparation ou encore l’application. Herbatint, par exemple, ne fournit aucun matériel alors qu’il s’applique au pinceau et nécessite un bol pour mélanger la préparation. A l’opposé, Olia de Garnier a remporté la palme de la facilité de préparation et d’utilisation. Son odeur a aussi bien plu. Les allergènes qui entrent dans la composition, forcément, sont le point faible de ce type de produit qui, souvent, décape plus qu’il ne couvre la fibre capillaire. Nul n’est donc à l’abri d’une réaction cutanée directement après l’application ou suite à des colorations trop fréquentes. Tous les produits du panel contiennent au minimum un puissant allergène. Seul Herbatint s’en sort tant bien que mal avec deux molécules. L’Oréal Excellence Crème et Phyto Paris font pâle figure avec cinq principes actifs dans leur formule, les autres en comportent quatre.

Les substances indésirables, telles que les perturbateurs endocriniens, ont été mentionnées dans le tableau à titre d’information sans être incluses dans l’évaluation. Pour préserver la santé, misez sur les colorations végétales à la composition plus ou moins correcte sans oublier de lire l’étiquette tout de même, car le «naturel» n’est pas synonyme d’absence de composant chimique!

Archive: voir le test dans la version e-paper du magazine.

Cet article est paru dans le magazine FRC Mieux choisir sous le titre «Coloration capillaire: pas de quoi se faire des cheveux blancs»

Et l’ammoniaque dans tout ça?

Reconnaissable à son odeur, l’ammoniaque est un agent alcalin puissant, très soluble, qui modifie la structure du cheveu et «ouvre ses écailles», quel que soit le type de cheveu. De quoi garantir le rendu de la couleur finale. Si ce n’est que cette substance est dangereuse et extrêmement corrosive. La loi régule d’ailleurs sa quantité: pas plus de 6%. Et s’il y en a plus de 2%, l’emballage doit l’indiquer. Pour autant, il n’existe aucune preuve qu’elle soit allergène, cancérogène, mutagène ou qu’elle affecte la reproduction.

Dans le cas des teintures, l’inhalation des vapeurs pose problème, causant l’irritation des voies respiratoires ou par contact (brûlures et autres ulcérations). Ces effets ne durent jamais bien longtemps, fort heureusement.

Nombre de teintures inscrivent ainsi la mention «sans ammoniaque», comme s’il s’agissait d’une garantie que le produit est sain et bon. Mais dans ce cas de figure, par quoi l’ammoniaque est-il remplacé? Par un agent aux propriétés similaires, dont l’efficacité est moindre. Aussi, pour compenser, la composition sera plus chargée en colorants ou le temps d’application augmentera. Passer au bio est l’alternative la moins nocive mais exige de s’en remettre à l’expertise du coiffeur pour éviter les à-peu-près.

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