Santé

Bilan d'un été masqué

Objet méconnu en février, le masque de protection est devenu un partenaire quotidien. Lequel est fiable?
Santé

Archive · 02 septembre 2020

Dans son dernier numéro, le Beobachter a testé 12 lots de masques (masque FFP2, KN95, masques chirurgicaux et en tissu). Les trois lots de masques chirurgicaux en papier ont été jugés satisfaisants: leur qualité de filtrage des particules fines et des aérosols est moindre que celle annoncée, mais dans la moyenne définie par le Beobachter. Le diagnostic des masques en tissu est moins bon: le filtrage est souvent médiocre et, bien qu’ils soient réutilisables en étant lavés (à 60°C), ils tendent à rétrécir. Les masques de type FFP2 sont bien évalués. Mais, selon les directives de l’OFSP, ceux avec valve ne devraient pas être utilisés au quotidien vis-à-vis de l’entourage, car la valve ne filtre pas les particules lorsque le porteur du masque expire.

Les nuances au sujet des masques sont légion: ils sont indiscutablement des objets de protection nécessaires pour prévenir les contaminations, mais leur qualité dépend de très nombreux facteurs que les autorités sanitaires ne maîtrisent pas encore complètement. Ceci ne doit pas mettre en cause le port du masque.

Si les masques FFP2 ont fait l’objet de tests approfondis par le Bureau fédéral de la prévention (avec des résultats démontrant que près de 60% n’offrent pas la protection annoncée), les masques chirurgicaux non réutilisables n’ont pas encore fait l’objet d’une enquête poussée. Dès lors, si l’on sait avec certitude que le port du masque vaut mieux que rien, difficile d’attester du niveau précis de protection de chacun. L’enquête du Beobachter offre un premier aperçu, mais comporte de l’avis même de ses auteurs des limites.

Faites remonter vos observations

Afin de pallier la pénurie de ce printemps, la Confédération s’est mobilisée pour acheminer des masques en Suisse. Pour ce faire, certaines normes ont été assouplies. Ainsi, des masques à usage médical non certifiés pouvaient être vendus en grande surface. De la même manière, on a pu observer que la qualité était assez inégale (marchandise déchirée, élastiques placés du mauvais côté et/ou peu solides) ou que les informations disponibles différaient grandement d’un fournisseur à un autre (systèmes de logos disparates, information non disponible dans sa langue). La situation n’est pas propre à la Suisse: en Europe, près de dix lignes de produits ont été retirées de la circulation chaque semaine depuis juin. Les produits concernés étaient souvent des masques de type KN95 chinois, censés avoir une capacité de filtrage d’au moins 95%. La Suva invite à la prudence au moment de l’achat.

En contexte d’urgence, des manquements sont tolérables. Maintenant que la période de pénurie semble passée, la FRC demande que les contrôles soient renforcés et mieux coordonnés: elle a en effet constaté que les organismes compétents n’étaient pas toujours prompts à assumer leurs prérogatives. En l’état, pour les masques à usage médical, l’Institut des produits thérapeutiques Swissmedic est l’organisme référent. Pour les masques de protection qui n’ont pas été certifiés selon les critères de la Loi sur les produits thérapeutiques, la surveillance est du ressort du Secrétariat d’Etat à l’économie. Si la qualité laisse à désirer, signalez-le, photo à l’appui.

Où dénoncer:

La question du prix

En avril-mai, la FRC avait défendu l’idée d’un prix plafond, à 1fr., comme l’avait demandé Monsieur Prix. En cas de nouvelle flambée, un plafond devrait rapidement être fixé afin d’éviter des prix abusifs, comme certains articles vendus 5fr. Actuellement, selon la RTS, le prix de gros se fait à des niveaux proches de l’avant-crise. Les détaillants sont donc priés de revoir leur prix de vente à la baisse aussi rapidement qu’ils les ont augmentés au printemps.

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