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Automobile: ose-t-on passer par un importateur ?
Archive · 28 février 2017
FRC | L’importation directe représente environ 7% du marché suisse des véhicules de tourisme. Mais tout importateur n’est pas forcément digne de confiance, en particulier s’il s’est établi récemment. Les prix qu’il propose ne sont pas le seul critère de choix sur lequel fonder un achat de cette importance.
Une inscription au Registre du commerce ne dit pas tout sur la santé de l’entreprise. Assurez-vous que l’importateur a bien une activité réelle, un stock de véhicules, des locaux, des ateliers, et éventuellement des licences pour les pièces détachées. Renseignez-vous sur la qualité de ses services: va-t-il immatriculer le véhicule et vous procurer la carte grise? Votre véhicule pourra-t-il être repris?
Autre élément: pourquoi devez-vous payer des acomptes, alors que d’autres importateurs y renoncent? S’il y a un problème de solvabilité, vous courez le risque de ne pas être livré, ou que le service après-vente et la garantie du vendeur tombent.
Les règles sur la concurrence déloyale s’appliquent. Le vendeur en ligne doit disposer d’une adresse physique. Il ne peut pas afficher des comparaisons avec des offres non équivalentes de la concurrence (art. 15 ss OIP, l’Ordonnance sur l’indication des prix), ni proposer des rabais trompeurs. Prudence, par exemple, si des véhicules sont affichés comme neufs, mais proviennent d’une série moins récente: la garantie du fabricant a déjà commencé à courir.
Si vous n’avez d’autre choix que d’acheter en ligne, vérifiez enfin s’il y a la possibilité de vous rétracter, cela n’allant pas forcément de soi.
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