Assurances

Assura prend-t-il les assurés pour des pigeons?

L'assureur a envoyé fin août un courrier des plus sybillins pour les assurés souhaitant changer de complémentaire hospitalisation. Une fausse bonne nouvelle.
Santé Assurance-maladie

Archive · 13 septembre 2012

Photo Shutterstock

Plus d’un client d’Assura s’est trouvé fort perplexe en prenant connaissance d’un courrier arrivé fin août dans les boîtes aux lettres. En effet, la caisse informe aimablement ses assurés bénéficiant d’une assurance complémentaire d’hospitalisation que tout en continuant à bénéficier de la même couverture privée ou demi-privée, possibilité est donnée de passer à un nouveau produit. «En tant qu’ancien assuré, pour vous rien ne change; vous continuez à bénéficier de la couverture d’assurance que vous avez souscrite. Toutefois, il vous est loisible, en tout temps, d’opter pour des produits aux prestations équivalentes relevant de la gamme «Varia» tarifés selon l’âge réel», est-il écrit dans la missive.

Une différence annuelle de plus de 3000 francs!

Or, «détail» qui a son importance, en choisissant cette nouvelle complémentaire baptisée «Varia», cela  signifie que ce n’est plus le tarif souscrit à l’époque de la conclusion du contrat qui est pris en considération pour le calcul

de la prime, mais celui de l’âge réel. Ce qui a une forte incidence sur la prime. Ainsi, si elle acceptait ce changement, Loyse, âgée de bientôt 71 ans, verrait sa prime passer de Fr. 96 francs à une prime mensuelle de Fr. 365 francs! Soit une différence de 3'228 francs en un an!!! Quel avantage dès lors à faire le grand saut? Aucun à première vue, chose qui a été confirmé par Assura elle-même, interpellée par la FRC.

L’assureur avoue que cette lettre résulte uniquement d’une obligation légale imposée par la Finma et que dans tous les cas, le libre passage reste garanti même si l’on décide ultérieurement de passer à une autre complémentaire - suite à une augmentation de prime en fin d’année par exemple. Il aurait peut-être fallu expliciter ces deux points, car le jargon utilisé dans le courrier était peu ou pas compréhensibles pour les assurés d’Assura, nombreux à avoir le sentiment d’être pris pour des pigeons. «Drôle de façon de récompenser un client de longue date, qui n’a, en outre, jamais eu recours aux prestations de l’assurance complémentaire», s’offusque l’un d’entre eux.

 


Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Sucreries aux caisses - hero

Sucreries aux caisses

99% des aliments pour enfants vendus aux caisses sont déconseillés par l’OMS

Les caisses des supermarchés exposent massivement les consommateurs, en particulier les enfants, à des produits malsains. La FRC a analysé plus de 2500 denrées situées près des sorties de 30 magasins en Suisse romande. Face à l’augmentation préoccupante du surpoids et de l’obésité chez les jeunes, il est urgent de prendre des mesures afin de modifier ce marketing irresponsable.
04 mars 2026 Sucreries aux caisses, stop!
Conforama

Prix barrés

1,5 million de francs pour de fausses actions: les dessous d'une saga judiciaire

Le public suisse est friand d'actions et d'offres promotionnelles, d'autant plus qu'elles sont fréquentes. Ce qu'il ignore souvent, c'est qu'elles sont peu régulées. Mais quand elles se révèlent fausses, elles deviennent aussi l'une des sources principales de plaintes à la FRC. Au point de pousser l'association à enquêter dès 2016 pour mettre fin à ces pratiques. Un effort qui aboutit à une condamnation de Conforama, sur le point de verser un montant historique de 1,5 million de francs à l'État de Vaud pour compenser les gains indus réalisés via des promotions trompeuses. À l'occasion du 15 mars, la Journée des droits des consommateurs, la FRC raconte les coulisses d'une saga judiciaire inattendue de plus de dix ans et pleine de rebondissements.
14 mars 2026 Fausses actions