Tromperies alimentaires

Zoom sur le lapin de Pâques

La notion de portion: une idée qui donne une fausse bonne conscience
Alimentation … Emballages et étiquetage … Nutrition

Archive · 31 mars 2015

Photo: Jean-Luc Barmaverain

«J’ai acheté un petit lapin en chocolat. Il pèse 40 g et mesure moins de 10 cm. Selon son emballage, une portion équivaut à 25 g. Qu’est-ce que cela veut dire?» s’interroge une lectrice.

Portion | Qui dit chocolat dit riche en sucres et en graisses, forcément. Alors, pour répondre aux gens soucieux de compter les calories, les fabricants ont inventé une parade: l’étiquetage nutritionnel par portion. Sauf que cette notion est toute relative pour le client, et fixée arbitrairement par l’industriel. Dans le cas de notre lapin, elle fluctue entre 16,7 g et 25 g selon la marque. Ne mangerez-vous que la tête ou la queue pour respecter les valeurs préconisées par une portion? C’est un non-sens!

Feux tricolores | Rien à redire sur la composition du chocolat au lait: ce point est défini dans la loi. Mais avec 32% de cacao et 34% de matières grasses aux 100 g pour cette friandise, un étiquetage avec des feux tricolores aurait été pertinent et sans fioritures: notre lapin brûle aisément le feu au rouge pour les sucres et les graisses, y compris saturées. Mais faisons la trêve: c’est jour de fête, gobez-le sans remords, et n’en parlons plus!

Retour au dossier sur les tromperies alimentaires.

Fausses actions
Conforama passe à la caisse

12 mois d'enquête et 6 ans de procédure judiciaire. L'enseigne versera 1,5 million à la collectivité pour des fausses promotions repérées et dénoncées par la FRC.
SI

Continuer ma lecture

Des Lego à prix cassés, ou pas!

Argent

Prix dynamiques: une bonne affaire ou de l'enfumage?

Les prix dynamiques étaient censés représenter une aubaine pour les consommateurs. Liés aux fluctuations du marché, aux stocks des distributeurs et à la concurrence générale, ils devaient permettre de réaliser de bonnes affaires à condition d’être patient et de connaître le prix des produits. Malheureusement, l’opacité de leur calcul couplée à la disparition d’un prix de référence réduit surtout la capacité à faire un choix informé. Ils viennent s’ajouter ainsi à d’autres mesures récentes d'opacification, comme la dilution de la loi encadrant les actions ou la shrinkflation.
01 octobre 2026
Un homme portant des lunettes Meta en collaboration avec Ray-Ban

Protection des données

Lunettes connectées: peut-on les interdire?

La grogne monte contre les lunettes connectées dans de nombreux pays, y compris en Suisse. Ces montures sont la cible d'une pétition réclamant leur interdiction et de motions parlementaires. Mais les fabricants de ces lunettes jouissent d'un limbo juridique.
14 octobre 2026 Protection des données