Aide auditive

Mettre le bon sonotone à l’oreille

Choisir un amplificateur sonore ou un appareil auditif? A contour d’oreille ou intra-auriculaire? Nos conseils pour entendre mieux.
Santé Prestataires de soins

Archive · 25 février 2014

La Suisse compte 13% de malentendants. Seuls 40% sont appareillés. Photo: Kzenon/shutterstock.com

Depuis l’année dernière, de nouveaux produits à bas prix ont étoffé la gamme des aides auditives. En Suisse, La Poste vend à ses guichets les produits de la marque Claratone à moins de 700 francs. Migros, via son enseigne M-Electronic, propose des appareils low-cost. Et de nombreuses marques promettent des aides auditives pour moins de 100 francs. Comment choisir à bon escient? Voici quelques pistes.

1 - Faites diagnostiquer votre perte auditive par un spécialiste

Première étape: être sûr que vous avez besoin d’une correction. «Un test de l’ouïe peut être réalisé chez un otorhinolaryngologue (ORL) ou chez un audioprothésiste. Les tests auditifs simples sont offerts chez la plupart des acousticiens», explique Akustika, l’Association suisse des audioprothésistes. Certains audioprothésistes font toutefois payer cette consultation. En outre, seul un ORL peut déterminer certaines pathologies à l’origine de la perte auditive (infection de l’oreille interne, otite chronique invasive, tumeur du nerf auditif, etc.), et son rapport d’expertise est indispensable pour une prise en charge par les assurances sociales.

2 - Avez-vous besoin d’un amplificateur sonore ou d’une prothèse auditive?

Méfiez-vous des produits très bon marché! Un appareil à quelque 100 francs n’est pas une prothèse auditive, mais un amplificateur sonore, en vente libre et sans véritable conseil. «Avec ce type de dispositif, c’est comme si on se mettait un simple haut-parleur dans l’oreille, explique Raphaël Maire, médecin-chef responsable de l’Unité d’otoneurologie et audiologie du CHUV. Les amplificateurs sonores sont peu ou pas réglables, et ne conviennent pas pour des pertes sérieuses de l’audition. Dans ce cas, on est obligé d’entrer dans une gamme de produits plus chers.»

3 - Achetez un appareil dont l’ergonomie correspond à vos besoins

Contour d’oreille, mini-contour, intra-conque, intra-auriculaire… Tous les modèles ne conviennent pas à toutes les pathologies. «L’intra-auriculaire n’est pas conseillé pour les pertes sévères. Dans ce cas, par exemple, ce sont les appareils à contour d’oreille qui sont les plus appropriés», relève Céline Rodriguez, assistante administrative auprès de forom écoute, la Fondation romande des malentendants.

4 - Essayez plusieurs produits avant d’acheter et comparez les services d’entretien

Ne vous décidez pas pour un modèle sans l’avoir testé en conditions réelles, hors de l’environnement confiné du prothésiste. «Il faut exiger d’essayer différents modèles et de les tester en situation quotidienne. Si le client a un doute, il a tout à fait le droit de changer de spécialiste», conseille Céline Rodriguez. Dans tous les cas, comparez deux ou trois offres avant de vous engager, car les contrats d’entretien peuvent varier fortement. Au prix d’achat des prothèses vient en effet s’ajouter le contrat que le client doit conclure avec l’audioprothésiste pour l’adaptation et l’entretien de l’appareil. Au final, la facture peut s’élever à plusieurs milliers de francs.

5 - Renseignez-vous sur les subventions possibles auprès des assurances sociales

A priori, tous les modèles disponibles chez les spécialistes sont de qualité, et reconnus par les assurances sociales. Si vous êtes déjà bénéficiaire AVS, c’est cette assurance qui prendra en charge votre appareil monaural pour un montant fixé à un maximum de 630 francs par période de cinq ans. Sauf pour les enfants, qui constituent un cas à part, les autres futurs appareillés doivent s’adresser à l’AI, laquelle se basera sur l’examen ORL pour déterminer leurs droits. La contribution forfaitaire de l’AI est de 840 ou de 1650 francs pour une ou deux oreilles par période de six ans. L’assurance fournit également une contribution pour les réparations et l’achat de piles. Les amplificateurs sonores vendus à La Poste ou à la Migros ne donnent droit, eux, à aucun remboursement.

6 - Prévoyez un stock de piles et optez pour un bon rapport qualité-prix

Les prothèses auditives sont énergivores, quelles que soient leur taille ou leur performance. Il n’est pas inhabituel de devoir changer les piles qui les alimentent tous les dix jours en moyenne, voire chaque semaine. Misez sur des alimentations performantes et qui ne soient pas les plus onéreuses.

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