Santé

Adolescence: bien manger au lieu de "mal maigrir"

Les jeunes sont les plus fragiles face aux régimes car leur corps a besoin d'une alimentation variée pour grandir en forme. Nos conseils.
Santé Alimentation Nutrition

Archive · 01 septembre 2014

Avec les régimes restrictifs, une promesse: la reprise de poids supplémentaire à long terme. Shutterstock.

Les jeunes (et les moins jeunes) ont envie d’être appréciés et dans la société de l'image dans laquelle nous vivons, cela passe souvent par le fait de vouloir ressembler aux canons de beauté mis en avant par les magazines,  internet ou par les émissions de téléréalité. Une brèche dans laquelle le marketing s'engouffre, aussi bien pour faire acheter des accessoires à la mode que des produits pour maigrir ou se sentir bien dans sa peau.

Cela va des spots pour des boissons sucrées qui véhiculent le sentiment qu'il est impossible d’être heureux sans elles aux publicités pour vanter des poudres d'amaigrissement ou des produits stimulant une musculation «virile». Message subliminal: des solutions faciles existent pour résoudre les soucis ou le mal-être des jeunes. Or, en matière d'alimentation, les adolescents sont fragiles face aux régimes restrictifs: leur corps a besoin de manger de tout pour grandir harmonieusement et en forme.

Se méfier des régimes farfelus

Chaque année draine son lot de régimes miracles. Dans le livre Les clés de l’équilibre, la Société suisse de nutrition décortique les régimes les plus connus et livre les critères à bannir, et ce d'autant plus pour les adolescents. A savoir:

  • L’apport énergétique quotidien est inférieur à 1500 kcal.
  • Certains aliments et/ou groupes d’aliments sont exclus.
  • Les quantités et/ou le rythme des repas sont imposés.
  • Il est interdit d’associer certains aliments.
  • Il est question de calories négatives ou de «brûleurs de graisse».
  • Il est promis une perte de poids de plus d’un kilo par semaine.
  • Il est fait de la publicité au moyen de lettres de remerciement et de témoignages de personnes qui étaient auparavant en surpoids (avec p.ex. des photos d’avant et d’après le régime)…

On ne le répétera jamais assez: les régimes amaigrissants sont dans l’ensemble seulement efficaces à court terme, avec une reprise de poids, souvent supplémentaire, à l’horizon. Psychologiquement, tomber jeune dans la spirale «yoyo» accroit les risques de modifier négativement la perception corporelle et de diminuer l’estime de soi.

Demander conseil

Les magazines et les forums sur internet incitent à vouloir maîtriser, seul, son alimentation. Pourtant, en parler est important pour prendre le recul nécessaire, notamment afin de relativiser les idées parfois farfelues qui circulent entre amis. Ainsi, le médecin de famille ou l’infirmière scolaire peuvent être de bon conseil car ils ont l’expérience nécessaire pour faire la distinction entre corpulence normale et véritable problème d’obésité. Et si nécessaire, ils peuvent accompagner le jeune et l’aider à trouver son équilibre personnel.

Les pharmaciens, des spécialistes de la santé facilement accessibles, devraient également jouer ce rôle de soutien professionnel. Hélas, la dernière enquête de FRC Mieux choisir a trouvé plus de pharmacies sensibles à l’aspect commercial des régimes qu’à la santé publique! Heureusement, un petit nombre de bons exemples persistent.

Bien manger

Le conseil de base pour être bien dans son assiette: manger des légumes et des fruits de toutes les couleurs et en quantité, assez de féculents (de préférence complets), régulièrement des produits laitiers, un peu de viande, de poisson ou d’autres protéines… et voilà le tour est joué. Un jeu en ligne de la Société suisse de nutrition (SSN) permet de visualiser sa propre journée culinaire sous forme de pyramide alimentaire personnalisée.

Est-ce que la quantité ingérée correspond aux besoins? Le corps donne le signal de satiété à celui qui prend le temps de l’écouter: il a besoin d’une quinzaine de minutes avant de se sentir rassasié. Pour ce faire, déguster tranquillement ses aliments, sans stress et sans activité parallèle. Ce n’est donc pas la personne qui sert le repas mais bien le mangeur lui-même qui peut savoir quand il n’a plus faim.

Bouger et danser

Les aliments contiennent tout ce qu’il faut pour donner de l'énergie. Diminuer les activités assises (télé, ordinateur, smartphone, tablettes....) et augmenter son activité physique. De plus, bouger avec des amis ou faire du sport dans une équipe fait doublement plaisir.

 

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