Alimentation
Pénurie: les œufs ont disparu des étals des magasins
Les supermarchés peinent à répondre à la forte augmentation de la consommation des œufs de poule. Dans certains magasins, les rayons sont dans le rouge voire carrément vides. En cause, l'inflation et un intérêt pour les aliments riches en protéines.
05 janvier 2026
Jessica Monteiro
Journaliste
Cuits au plat, en omelette ou à la coque, les œufs de poule ont la cote. En 2024, chaque Suisse a mangé 197,7 œufs - un record. La demande est telle que les œufs se font rares dans les rayons des grandes surfaces ces derniers jours. Si la période des fêtes y est inéluctablement pour quelque chose, l'offre ne suffit plus à combler l'engouement des consommateurs depuis plusieurs mois.
«De manière générale, la demande en œufs de toute espèce connaît une forte croissance depuis un certain temps déjà. Cela peut par exemple s'expliquer par les multiples possibilités d'utilisation des œufs ou par la tendance vers une alimentation riche en protéines», affirme Caspar Frey, porte-parole de Coop.
Même son de cloche chez Aldi et Lidl. L'inflation alimentaire a renforcé l'attrait pour cet aliment, moins coûteux que d'autres sources de protéines comme la viande.
Davantage d'importation
Quelque 1797 milliards d'œufs ont été vendus en Suisse en 2024, soit 5,7% de plus qu'en 2023. Des chiffres qui dépassent ceux atteints pendant le confinement en 2020.
Pour faire face à la demande, les distributeurs doivent donc opter pour l'importation d'œufs, provenant de France, des Pays-Bas ou encore d'Allemagne. Le Conseil fédéral a par ailleurs augmenté le contingent d'œufs étrangers de près de 50% en juin dernier.
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