Agriculture
Le poulet aux antibiotiques, ce n’est pas fini !
La volaille du Brésil a disparu des étals. Mais elle pourrait revenir… avec ses antibiotiques.
03 novembre 2026
Une fois les frontières rouvertes, de la viande dopée avec des compléments alimentaires qui contiennent des antibiotiques pourra revenir en Suisse.
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Laurianne Altwegg
Responsable Agriculture
On aurait aimé fêter la fin du poulet dopé aux antibiotiques. La Suisse et l’Union européenne interdisent en effet depuis le 3 septembre l’importation de viande issue d’animaux ayant reçu ce traitement pour accélérer leur croissance ou augmenter leur rendement.
Bœuf et volaille du Brésil ne sont donc plus importés, car le pays n’a pas fourni à temps les garanties de traçabilité exigées. On aurait pu penser qu’une fois les importations rétablies, le poulet dopé ne pourrait plus franchir nos frontières. C’était compter sans les subtilités du droit. Après plusieurs échanges avec les offices fédéraux, la FRC a obtenu confirmation: l’interdiction vise certes les antibiotiques, mais pas les additifs alimentaires qui en contiennent. Or on y recourt pour stimuler les performances des animaux. Une fois les frontières rouvertes, de la viande issue de tels élevages pourra donc revenir chez nous.
Les consommateurs devront toujours guetter la mention «peut avoir été produit avec des stimulateurs de performance non hormonaux, tels que les antibiotiques». Quand elle est affichée, car nos enquêtes de 2020 et 2026 ont révélé les lacunes des restaurants et take-away en matière d’information. Le poulet dopé a de beaux jours devant lui. Et la transparence, du plomb dans l’aile.
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