Location de films

Gratuit ? C’est vite dit !

Tester un service ou un produit librement avant de passer à la caisse peut favoriser l’acte d’achat. Reste à se méfier des conditions contractuelles, parfois très discrètes, forcément.
Droit et contrats E-commerce

Archive · 01 juillet 2014

Photo: Jean-Luc Barmaverain

«La société Hollystar faisait la promotion de ses services en offrant deux films gratuitement. Après m’être inscrit sur son site, j’ai commandé 2 DVD et 1 VOD en janvier 2014. Je n’étais pas pleinement satisfait, je n’ai donc plus utilisé ce service. En février, j’ai reçu une facture pour le VOD. Je m’en suis naturellement acquitté, conscient que le VOD n’entrait pas dans l’offre gratuite. Quelle n’a pas été ma surprise lorsque j’ai reçu une facture pour un abonnement à 12 francs par mois, lequel a démarré tacitement après la période d’essai gratuit! Je n’ai pas vu d’avertissement pour un abonnement payant quelconque lors de mon inscription et trouve cette pratique fort trompeuse. Qu’en pensez-vous?»

Choisir ses films à la carte et les recevoir simplement à domicile, le concept n’est pas pour déplaire. Lorsqu’il est possible d’essayer le service gratuitement, plus d’un se laisserait convaincre. C’est justement l’offre que propose Hollystar, que certains connaissent encore sous le nom de Dvdfly, qui loue des films en DVD, Blu-ray et en streaming.

Notre lecteur, aguiché par le slogan «Découvrez Hollystar gratuitement pendant un mois», a suivi les démarches indiquées sur le site web de la société, dont le siège est à Neuchâtel. L’offre semblait a priori sans engagement.

C’était sans compter, évidemment, qu’elle cachait, en bas de page et en plus petits caractères, la mention «*Au-delà de la période d’essai, votre offre découverte se prolonge en forfait MoviePass (12 fr./mois incluant 2 films) reconductible mois par mois tacitement».

Sans engagement

Après avoir reçu de nombreuses plaintes concernant les pratiques de Hollystar, la FRC est intervenue auprès du prestataire pour signaler qu’une telle clause était insolite, qu’elle constituait une pratique déloyale et qu’elle était contraire au principe de la confiance. Le consommateur ne peut en effet pas s’attendre à ce qu’un essai au demeurant gratuit – qui doit bien être compris comme sans engagement – se transforme en abonnement payant, à défaut d’en demander formellement la résiliation. C’est d’autant plus vrai lorsque son attention n’a pas été attirée sur la condition particulière de l’offre, comme en l’espèce. Hollystar a pris note des doléances de la FRC et s’est engagée à apporter plus de transparence à ses offres gratuites. Quant à la FRC, elle va suivre de près les changements promis.

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