Pressing

A deux doigts de la faillite pour une erreur tactique

Refuser de reconnaître une erreur peut coûter bien plus qu’un simple dédommagement. Un pressing de Martigny l’a vécu à ses dépens.
Droit et contrats Maison et loisirs Textiles

Archive · 04 décembre 2012

Photo: Sébastien Féval

«J’ai confié mon duvet nordique à un pressing de Martigny pour qu’il le lave. Lorsque je suis allée le chercher, sa garniture était agglomérée en boules dures. Je l’ai donc laissé pour qu’il soit de nouveau traité.  Hélas, le résultat était pire: les boules étaient certes moins grandes, mais le duvet était déchiré à plusieurs endroits, laissant échapper des plumes. Le pressing n’assume aucune responsabilité dans cet incident. Quels sont mes droits?»
Marie-Thérèse Destino

Il vaut mieux confier le nettoyage d’un duvet à un professionnel. Néanmoins, toutes les enseignes ne se valent pas… Lucilla Croquelois, spécialiste textile de la FRC, ne rate jamais une occasion de rappeler à quel point la formation du personnel est un sujet sensible dans cette branche (lire FRC Mieux choisir N° 53). Etant donné le défaut manifeste occasioné durant le nettoyage, notre experte s’est tournée vers le pressing incriminé pour tenter de trouver une solution. Rien n’y a fait.

Dans un premier temps, un courrier a été envoyé à l’enseigne, réclamant le versement d’une indemnité raisonnable pour couvrir le dommage. La correspondance est restée lettre morte. Une poursuite a alors été engagée contre elle, avec un commandement de payer notifié au propriétaire, réclamant le paiement de 300 francs pour le duvet, plus les frais. Là encore, silence radio. Puisque le pressing n’avait pas fait opposition au commandement de payer, la FRC a demandé à l’Office des poursuites de continuer les démarches. Le commerçant a donc reçu une commination de faillite, à savoir un avis qui notifie au débiteur qu’il risque la faillite s’il ne paie pas.

Ne désirant pas en arriver à cette extrémité, la FRC a convenu avec Marie-Thérèse Destino de donner une dernière chance au débiteur pour lui éviter la mise en faillite. Elle lui a écrit en ce sens. Or, comme il n’a pas saisi cette opportunité, une requête de faillite a été adressée au Tribunal de district de Martigny-Saint-Maurice. L’avance des frais étant toutefois très élevée, la requête a été retirée, et il a été décidé d’attendre pour voir venir.

Quelques jours plus tard, l’Office des poursuites a versé un montant de 626 francs sur le compte de la FRC, soit plus du double de la somme réclamée initialement pour réparation. S’il s’était ouvert à la discussion, le débiteur aurait pu s’éviter de payer son erreur si cher. Moralité: même lorsqu’on se sait en tort, il vaut la peine d’essayer de négocier avec l’autre partie plutôt que de rester silencieux.

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