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Selon Berne, une réintroduction des farines animales ne se ferait qu'à des conditions très strictes

Porte-parole de l'Office vétérinaire fédéral, Cathy Maret se veut rassurante sur le retour éventuel des farines animales au menu des porcs et des volailles.
Alimentation Sécurité alimentaire

Archive · 12 janvier 2009

Pour quelles raisons l'OVF envisage-t- il la réintroduction des farines animales?

Actuellement, seule une part des animaux produits est utilisée: soit 50% du poids du porc qui est commercialisé, et encore moins en ce qui concerne la vache. Le reste est éliminé. Cela pose la question du gaspillage de protéines animales, produites avec une importante quantité de ressources comme l'eau et les fourrages. Or les omnivores, comme les porcs et la volaille, ont besoin de protéines. Actuellement, des céréales sont importées à grands frais de l'autre bout du monde, dans des conditions souvent peu écologiques. Mais une éventuelle réintroduction des farines animales ne se ferait qu'à des conditions très strictes, et beaucoup plus sévères qu'avant la crise de la vache folle.

Quelles sont justement les conditions posées?
Il y en a cinq, qui ont été déterminées avec l'Office de l'agriculture et celui de la Santé publique en 2004 déjà:

1. L'interdiction de nourrir des espèces herbivores, comme les vaches, les moutons ou les chèvres, avec des farines animales sera maintenue. La réintroduction ne concerne que l'alimentation des porcs et des volailles, animaux omnivores.

2. Les seuls sous-produits de l'abattage qui pourraient entrer en ligne de compte sont ceux qui sont irréprochables du point de vue sanitaire et considérés comme propres à la consommation humaine, par exemple des déchets de coupe.

3. Actuellement, il n'est question que de donner des farines à base de porc à des poules et des farines à base de poule à des porcs. En d'autres termes: pas de cannibalisme. A plus long terme, la question d'utiliser des sous-produits de bovins pour les porcs et la volaille se posera.

4. Pour éviter toute contamination croisée - par exemple que des aliments pour bovins soient contaminés dans un moulin par des aliments destinés aux porcs -, il est indispensable de garantir une stricte séparation des filières, de l'abattoir jusqu'à l'exploitation d'élevage. Des contrôles efficaces sont également nécessaires.

5. Enfin, tout assouplissement devrait être coordonné sur le plan international, notamment avec l'UE

Ces conditions sont-elles faciles à remplir?
Toute la question est là. Cela nécessiterait une restructuration de toute la filière, pour éviter des contaminations croisées. Il n'est pas encore sûr que cela soit économiquement intéressant. Nous attendons également des méthodes analytiques pour permettre de déterminer, à partir de farines, l'espèce utilisée. Sans cela, des contrôles efficaces sont impossibles.

Finalement, qui prendra cette décision et quand?
Nous attendons les réactions des professionnels (moulins, fabricants de farines animales, qui sont actuellement brûlées), mais aussi de voir l'évolution au sein de l'Union européenne. Il faut compter en années. Au final, ce sera le Conseil fédéral qui décidera en temps voulu.


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