Additifs

L'Europe blanchit l'aspartame

L’autorité européenne de la sécurité des aliments (EFSA) a déclaré l’aspartame et ses produits de dégradation sûrs aux niveaux actuels de consommation.
Alimentation Sécurité alimentaire

Archive · 11 décembre 2013

Illustration Shutterstock / Zerbor

Après l’évaluation de tous les travaux de recherche soumis et après l’analyse de centaines de commentaires, les experts de l’EFSA ont rendu leur verdict : ils estiment que l'édulcorant E 951 ne comporte pas de risque s’il est consommé dans les quantités actuelles en Europe. La dose journalière acceptable de 40 mg/kg de poids corporel actuellement en vigueur est jugée adéquate pour protéger les consommateurs européens. Un adulte pesant 60 kg pourrait ainsi consommer 2,4 g d’aspartame par jour sans avoir d’effet négatif sur la santé. Cette quantité pourrait par exemple être atteinte en consommant 4 litres de boissons allégées.

L’EFSA conclut donc que les travaux scientifiques qui avaient mis en évidence des dommages aux gènes, une augmentation du risque de cancer, des dommages au cerveau ou des influences négatives sur le développement des enfants ne sont pas suffisants pour entraîner une diminution des quantités admises.

Après ingestion, l'aspartame s'hydrolyse en phénylalanine, méthanol et acides aspartique: selon l'EFSA, ces produits de dégradation ne représenteraient pas plus un danger, étant donné qu’ils sont naturellement présents dans certains aliments. Leur quantité usuellement consommée via l’aspartame ne poserait pas problème. Seules les personnes souffrant de phénylcétonurie doivent renoncer aux aliments édulcorés avec de l’aspartame (E 591) ou du sel d’aspartame-acésulfame (E 962). Pour les mettre en garde, les étiquettes de ces aliments doivent porter la mention « contient une source de phénylalanine ».

L'EFSA a pris sa décision en tenant compte des études actuellement disponibles, mettant fin - pour l'instant - à une intense controverse scientifique. Si la FRC apprécie que la situation soit clarifiée, elle espère néanmoins que cet avis n'est pas figé et qu'il sera réactualisé lors de la publication d'éventuelles études complémentaires.

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