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On ne vous fera plus le coup de la panne
03.12.2013

Réparer soi-même sa trottinette, sa machine à café ou son robot ménager? Le rêve du consommateur, qui devient réalité grâce aux "cafés-réparations" organisés par la FRC.

Christophe Inaebnit, co-directeur de la Bonne Combine, aux prises avec une perceuse-visseuse. Céline Brichet/FRC

Christophe Inaebnit, co-directeur de la Bonne Combine, aux prises avec une perceuse-visseuse. Céline Brichet/FRC

Cycle de produits de plus en plus court, obsolescence programmée, le bien de consommation-kleenex semble devenu la norme aujourd’hui. Un état de fait que refuse la FRC, prônant au contraire une consommation durable. C’est pourquoi elle a lancé ses « cafés-réparations », basé sur le concept belge des « Repair Cafés ». Le premier a eu lieu dimanche 1er décembre, dans les locaux de la Bonne Combine à Prilly.

L’idée est simple: des consommateurs, adhérents à la FRC, se présentent avec un appareil à réparer, grille-pain, meuleuse ou tourne-disque. Avec l’aide des spécialistes de la Bonne Combine, ils vont eux-même mettre les mains dans le cambouis pour réparer – si possible – la panne. En ne payant que le prix des pièces détachées.

Et cette première édition s’est avérée un franc succès: une trentaine de personnes ont participé, la plupart repartant avec un appareil à nouveau fonctionnel. La palme de la durabilité est revenu à un grille-pain AEG datant d’une cinquantaine d’années: « Il a suffi de changer le cordon et c’est reparti pour 50 ans », se réjouit Tu Wüst, présidente de la Section Vaud de la FRC.

L’opération se veut un pied de nez à la société du prêt-à-jeter: les « cafés-réparations » donnent un second souffle à des appareils défectueux, prolongeant leur durée de vie. Bonus, les réparateurs en herbe repartent avec quelques compétences en plus. Et quelques trucs: car la « durabilité » d’un produit, autrement dit sa « réparabilité » pour employer un autre barbarisme, commence avec l’acte d’achat. « Il faut s’assurer que des pièces détachées soient disponibles, autrement dit que la marque ait un service après-vente en Suisse », relève Tu Wüst.

Sinon, on peut parier que le produit défectueux sera remplacé et détruit – pour autant qu’il soit toujours sous garantie. Repartant avec un produit neuf, le consommateur ne sera pas forcément mécontent, mais la planète bleue, elle, virera un peu plus à l’orange.

Quant à la FRC, elle entend bien prolonger l’expérience des « cafés-réparations »: d’abord à Genève (dates à suivre), puis au printemps dans le canton de Vaud.

Lire aussi le compte-rendu de 20 minutes

N.B.

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