Article : Mode de vie

Un mois, un défi: renoncer aux couches jetables? Faisable!

15.12.2020, Laurianne Altwegg / La couche lavable a du bon mais demande du temps et un certain sens de l’organisation. Photo: Jean-Luc Barmaverain

Une série en mode «je» que la FRC partage avec vous sur ses expériences pour changer certaines habitudes. Ce mois: les langes lavables.



Ecologiques et saines: les couches lavables ont tout pour elles. Je suis convaincue, mes ambitions pour ce mois particulier sont donc élevées: louer du matériel à la couchothèque du coin de la rue, persuader ma tendre moitié de s’y mettre, voire – comble du bonheur – renoncer définitivement au jetable pour nos deux garçons. Mais le défi commence mal: le lieu providentiel est fermé et deux de mes trois hommes sont clairement contre ce projet. Le troisième n’ayant pas dit non (il a 9 mois), je persiste.

Côté matériel, le problème est réglé en quelques clics: deux kits de location me sont livrés très rapidement. Ils contiennent de quoi tester toute la palette des modèles: entre les TE1, TE2, préplates, langes à nouer, inserts en coton, en bambou ou voiles en polaire, le lexique des adeptes du lavable n’a plus de secret pour moi.

Produits craquants

J’opte d’abord pour les plus simples, les tout-en-un (TE1). Comme une jetable donc, mais qui se lave. Il y a même des boutons-pressions qui permettent d’ajuster la taille à celle du bébé. Contrairement à ce que je croyais, il est inutile de racheter des couches lorsque l’enfant grandit: un très bon point. Autre côté sympa, le produit s’apparente plus à un vêtement qu’à du matériel d’hygiène: montgolfières multicolores, singes et couleurs pétantes me font craquer. Premier change: je mets, j’enlève, tout va bien. Le principal intéressé n’a pas l’air gêné par la nouveauté. En plus, inutile de mettre des habits plus grands à cause de l’épaisseur de la couche; encore une idée préconçue balayée. Deuxième change: c’est la fuite – aïe! – et pas la dernière. Je constate qu’il faut changer plus souvent mon petit cobaye si je veux éviter de lui choisir une nouvelle tenue trois fois par jour et j’ajoute des habits supplémentaires dans mon sac pour les sorties.

Lessives et écueils

Maintenant, que faire du linge sale? Avec un des kits, j’ai reçu une poubelle en plastique avec couvercle, bien utile. Côté instructions, les loueuses préconisent au maximum trois jours d’entreposage, puis un lavage en machine en cycle long à 40 °C après un cycle de rinçage. Heureusement que j’ai ça chez moi! Mais c’est quand même long avec le rinçage et problématique quand la machine se trouve juste à côté de la chambre du mini testeur que ça réveille. Il faut aussi s’habituer aux odeurs d’urine dans le bac de stockage et aux couches qui sèchent un peu partout dans l’appartement.

Quant aux nuits, soyons honnête, j’ai attendu avant de faire l’essai, histoire de préserver ce qu’il en reste. En réalité, je n’aurais pas dû m’inquiéter: avec plusieurs épaisseurs, ça tient étonnamment bien!

Mais je passe à confesse, j’ai testé à temps partiel: mon tout-petit étant à la crèche trois jours par semaine – où l’enfant est changé dès son arrivée s’il a des couches lavables – et le papa pas intéressé à participer, j’ai joué la maman écolo solo trois jours par semaine. Pour autant, j’ai pu voir ce qui me posait problème ou non et j’ai été contente de pouvoir échanger avec les responsables des boutiques Mère et Terre et Babydadou chez qui j’ai loué les kits.

Au final, le bilan est positif: en soi, le lavable n’a rien de compliqué. Pour autant, cela exige plus de travail et un certain rythme: impossible de laisser traîner la lessive plus de trois jours, c’est une contrainte lorsque les deux parents travaillent. Cela dit, on pourrait tout à fait modifier notre routine du week-end… si le papa s’y met!

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