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Edito – Avril 2018

27.3.2018, Laurence Julliard

Soupe à la grimace

Le coût de notre consommation électrique et le poids des primes maladie ont grimpé cette année. Le loyer reste lourd à porter. Alors, une TVA qui baisse de 0,3 point sur certains achats change-t-elle la face du monde? Notre porte-monnaie s’en trouve-t-il un chouïa mieux garni? Pour les consommateurs que nous sommes, il s’agit de 30 centimes sur 100 francs. Ou, concrètement, deux repas de midi à la cantine d’entreprise, une petite douzaine de soirées cinoche pop-corns sur l’année, une mignonnette robe en mousseline de soie pour l’été, voire sept mois d’argent de poche pour un jeune ado. Pas de quoi rêver en grand mais l’ordinaire s’en trouve enjolivé.

Souvenez-vous, la FRC vous avait demandé de collecter vos tickets de caisse de décembre dernier, de même que ceux du début de l’année. Soyez-en ici remerciés: nous avons ainsi analysé des centaines de données dans des registres extrêmement divers, du mobilier aux cosmétiques, en passant par les articles high-tech ou électroménagers. Or le résultat final déçoit. Dans cet inventaire à la Prévert, certains prix n’ont pas bougé, d’autres ont augmenté. Question économies, les ménages n’y verront donc que du feu, sauf s’ils investissent dans un objet très coûteux, une voiture par exemple.

Côté vendeurs, le bilan est contrasté. Les entreprises de transports publics, remises à l’ordre, ont obtempéré et finalement procédé à des adaptations. Les opérateurs ont fait la sourde oreille. La branche du commerce de détail est celle qui a le mieux joué le jeu… avec quelques bémols et des calculs rendus si compliqués que le consommateur ne comprend pas de quoi il retourne. Bilan de cette grande enquête: si tout le monde y avait mis du sien, on y aurait gagné en transparence, certaines entreprises ne se seraient pas réfugiées dans des justifications qui s’apparentent à de la mauvaise foi et chaque ménage aurait dans sa poche 18 francs de plus par mois. Reste à souhaiter que le jeu de la concurrence tire les prix vers le bas. Pour le coup, les hard-discounters peuvent aussi avoir la gratitude des consommateurs qui se sentiront un peu moins floués chez eux. Du beurre dans les épinards, c’est toujours bon à prendre!

 

Sommaire

04 | Zoom
06 | actualité
06 | Billeterie – les pièges du marché gris
08 | Packaging – trop d’allégations trompeuses
09 | Provenance des aliments – la campagne, c’est parti!
10 | Concours – quarante jeunes pas peu fiers
12 | Budget du ménage et TVA – Le consommateur perd 18 francs par mois
15 | au quotidien
15 | Photovoltaïque – Promesse non tenue
16 | Crème anticellulite – Des effets si infimes
18 | Huile de palme – Un flou soigneusement entretenu
19 | Facturation – Messages fantômes comptabilisés
20 | Tondeuse – A chaque jardinier ses besoins
22 | « Quelle médecine pour demain? » – prêt à donner, mais…
24 | Planète frc
24 | L’invitation de… et vu d’ici
25| Nos combats
26 | La FRC vous répond
28 | La FRC vous défend
29 | Dans votre région
30 | A vous la parole

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
28.10.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)
29.10.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)
30.10.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)
01.11.21Salon Goût et Terroirs Bulle (FR)