Dans la peau d’un testeur

Jura: pomme de reinette ou pomme d’api, pour autant que la compote soit maison!

Dans la peau d’un testeur

10.10.2017, Aude Haenni

Au cœur des manifestations sur le terroir de l'automne, passants et visiteurs sont mis à contribution par la FRC, qui leur propose ici d'apposer une petite griffe, là de soumettre leurs papilles à une épreuve gustative. Deuxième volet: balade en terres jurassiennes.

A Courtemelon, au 7e Concours suisse des produits du terroir, 1250 produits étaient en compétition. Officieusement un peu plus! Car au stand de la FRC Jura, chaque passant s’est aussi mis dans la peau d’un testeur pour départager la meilleure compote de pommes. Plutôt sucrée, plutôt acide, les avis divergent. «Pour ma part, il ne faut pas qu’elle soit trop douce, mais c’est évidemment très subjectif, note Sabine. L’essentiel, c’est qu’il n’y ait pas d’arôme artificiel ni d’additif». Oui, sauf qu’il est difficile de s’en rendre compte durant un test à l’aveugle. Le résultat final, à lire une fois que les Fribourgeois auront payé de leur personne au Salon Goûts et Terroirs à Bulle, en surprendra sûrement plus d’un…

D’ici là, Catherine s’est réjouie de pouvoir goûter plusieurs versions. «On n’a pas souvent l’occasion de comparer, souligne-t-elle. Et là, on remarque bien que chacune est différente, à l’œil comme au goût. Mais la meilleure reste celle que l’on fait à la maison!» Un constat plus que récurrent pour un public adepte de bons produits. Il n’empêche, pour Suzanne Maître, présidente de la FRC Jura, l’activité est un succès. «Les gens n’ont aucune réticence, sont très accessibles. Ils prennent le temps de regarder la couleur, de sentir, d’analyser la texture, le tout dans une ambiance décontractée.»

Pétition en cours

Les dégustateurs ont par ailleurs aussi pris le temps de signer la pétition «Je veux savoir ce que je mange» qui fait écho au test des compotes de pommes. En effet, par leur paraphe, les fabricants et distributeurs suisses sont interpellés afin qu’ils déclarent clairement la provenance de l’ingrédient principal sur leurs produits. Un geste important pour Sabine. «J’aime acheter mes fruits et légumes au marché, car je sais d’où ils viennent. Mais en magasin, ce n’est pas garanti. Le consommateur doit pouvoir être informé.» «Même avec la croix suisse, on peut se faire avoir, renchérit Patricia. Alors que je ne demande qu’à consommer des produits bien de chez nous.»

En attendant une issue heureuse à ces revendications, les visiteurs de la manifestation ont pu jeter un œil à l’exposition itinérante sur les labels régionaux, et découvrir lesquels sont gages de qualité.

Lire aussi ce qui s’est passé à Neuchâtel.

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