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Edito – Octobre 2018

2.10.2018, Laurence Julliard

Serpent de mer

C’est un paradoxe et pas des moindres. Quand il s’agit de payer, les entreprises nous enjoignent de passer par la e-facture. Question de préserver des ressources. Dans pareil cas, la digitalisation, c’est tout bon pour l’environnement, nous dit-on. Et ceux que la fracture numérique laisse sur le bord de la route n’ont qu’à passer à la caisse, sanctionnés à chaque fois de quelques francs supplémentaires.

Quand il s’agit de communiquer, en revanche, les entreprises inondent nos boîtes aux lettres de papier. Subitement, les moyens technologiques actuels ne sont plus d’aucun secours et l’écologie disparaît du vocabulaire. Il paraît que les sociétés sont à court d’idées, elles parlent de problèmes logistiques, pour trouver une parade acceptable qui n’écraserait pas le consommateur sous un flot de publicités dont il ne veut pas.

Notre enquête du mois le dévoile, le volume moyen engrangé par ménage chaque année peut grimper de manière indécente. Nous avons sollicité quatre enquêteurs qui ont patiemment collecté durant 365 jours tout ce que leur boîte aux lettres avait avalé. Le «plus mal loti» a reçu jusqu’à 54,4 kilos de promotions diverses et variées. Des flyers, des dépliants, des prospectus, parfois même des catalogues joliment brochés sur papier gommé qui ont été pensés, produits, imprimés, envoyés… et qui risquent fort de terminer leur course au vieux papier sans avoir mérité le moindre regard. Quel gâchis à tous points de vue!

Renverser la vapeur est possible, heureusement. Les deux enquêteurs qui avaient apposé un autocollant «Stop pub!» n’ont à se délester que de piles lourdes de 2,5 et 6,7 kilos. Mais il reste piquant de constater que c’est, une fois encore, au particulier d’agir pour ne pas subir. Au fait, on vous le glisse en passant, les périodes les plus indigestes en la matière sont juste devant vous: octobre et décembre.

Tant que les entreprises resteront les bras ballants, bardez votre boîte métallique de stickers rouges, puisqu’il semble que ce veto-là ait été respecté. Ou, pour les détenteurs de cartes de fidélité des distributeurs orange, passez au e-paper pour feuilleter leurs magazines. Dans certains cas, c’est un peu remplacer une pollution par une autre, mais pour l’instant, pour préserver certaines ressources, on n’a pas trouvé mieux!

Sommaire

04 | Zoom
06 | Actualité I 06
06 | Croquettes pour chats Retour sur un phénomène
07 | Recherche – La technologie au secours de la dépression
08 | Santé – Survivre à la hausse des primes
10 | Boissons aromatisées – Peu d’élues pour la santé
11 | Commerce – Quand le caissier se transforme en bancomat
12 | Marketing – Écrasés par le poids de la pub
16 | Couche-culotte – Au sec et en sécurité
16 | Artisanat Le filage, une tradition vivante comme jamais
19 | Vente en ligne – Plus simple mais plus cher
20 | Coloration capillaire – Pas de quoi se faire des cheveux blancs
22 | Commerce nomade – Librairies, épiceries et barbiers sur roues
23 | Testés pour nous
24 | Planète frc
24 | Les travaux pratiques de…
25 | Nos combats
26 | La FRC vous répond
28 | La FRC vous défend
29 | Dans votre région
30 | A vous la parole

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
05.10.21Les Jardins du Flon, à Lausanne (VD)
16.10.21Epicerie fine Côté Potager, à Vevey (VD)