Dossier : Marché

Crise, pénurie et inflation

13/6/2022

La reprise compliquée post-pandémie a été accompagnée d’une montée des prix. L’invasion de l’Ukraine a ensuite multiplié les questions des consommateurs, qui cherchent à comprendre l’étendue des problèmes mais aussi à participer à une diminution de la consommation d’énergie. Réponses et précisions.

Ce dossier est mis à jour régulièrement

La reprise économique suite aux gels et restrictions de la période Covid a suscité une forte demande, ce qui a généré des tensions dans l’acheminement de certains biens ainsi qu’une augmentation du prix des énergies, en particulier fossiles (gaz, essence, mazout, etc.).

Dans beaucoup de pays, les mauvaises récoltes de blé et de certaines matières premières agricoles ont également généré une hausse de leurs prix.

Additionnellement, l’invasion de l’Ukraine paralyse les exportations d’un pays producteur de blé, de tournesol et de céréales fourragères, mais aussi lieu de transit des principaux gazoducs entre l’Europe et la Russie.

Les sanctions à l’égard de la Russie s’ajoutent également à ce faisceau d’éléments contribuant à une forte inflation en Europe occidentale (+8,1% en mai 2022), mais plus contenue en Suisse (+2,9%) par rapport au même mois de l’année précédente.

 

Que puis-je faire?

Questions-Réponses

Inflation késako?

L’inflation correspond au taux d’augmentation de l’Indice des prix à la consommation par rapport au mois précédent ou par rapport au même mois de l’année précédente. L’indice des prix à la consommation est calculé sur la base des relevés de prix du panier-type. Le panier-type est un panier de consommation regroupant tous les biens et services représentatifs de la consommation des ménages privés.

En Suisse, l’inflation reste modérée par rapport aux pays d’Europe occidentale même si elle a largement progressé en 2022. La cause principale est la hausse des carburants dont l’effet se retrouve à tous les niveaux de la chaîne de valeur des biens et, surtout, au niveau du transport des marchandises.

  • Inflation mai 2022 (par rapport à mai 2021): +2,8%
  • Inflation sous-jacente (calculée sans les carburants): +1,7%
  • Bien importés: +7,4%
  • Bien domestiques: +1,5%

Que puis-je faire?

Dans une économie de marché globalisée, il est difficile d’avoir un effet sur les structures d’approvisionnement et les marchés internationaux. Au bout de la chaîne, les consommateurs peuvent cependant influer sur les montants de leurs factures et, dans une moindre mesure, sur les besoins en importation de gaz et d’essence. Ainsi, des gestes d’économies d’énergies a priori simples revêtent, dans la situation actuelle, une portée et une signification particulière.

CARBURANTS

Déjà en hausse l’année dernière, les prix de l’essence ont augmenté de près de 30% depuis le début de la guerre en Ukraine. D’une moyenne de 1,67 fr. en 2021, le litre de sans plomb 95 est passé à 2,28 fr. le 9 juin 2022 (chiffres TCS). L’augmentation va vraisemblablement se poursuivre ces prochaines semaines. Comment réduire l’impact de cette hausse?

Pour qui le peut (lieux et disponibilité de l’offre): passer aux transports publics! 

Selon les chiffres du TCS, une voiture coûte en moyenne 10’280 fr. par année tout compris (assurance, carburant, impôts, perte de valeur, place de parc, etc.). Un abonnement général des CFF coûte de son côté 3’860 fr. soit une économie annuelle de 6’420 fr. Bien entendu, cela vaut pour une personne seule, pas pour une famille, mais les prix des AG étant dégressifs pour les personnes d’un même ménage, une famille de 2 adultes et 2 enfants (moins de 16 ans) paiera 7400 fr. soit une économie de 2’880 fr. par an.

Lorsqu’une voiture à essence est indispensable: rouler moins vite et adopter une conduite efficace

C’est un fait: plus la vitesse est élevée, plus la quantité de carburant consommée est importante pour parcourir la même distance. Outre les réflexes d’éco-conduite mentionnés ci-après, lever le pied permet de faire des économies substantielles. Celles-ci dépendent bien sûr du véhicule, de la distance et de la limitation sur les routes utilisées. Selon la plate-forme d’information des services cantonaux de l’énergie et de l’environnement (energie-environnement.ch), sur autoroute, une voiture qui consomme 8 litres à 100 km/h en consommera 10 à 120 km/h. Pour le Suisse moyen se déplaçant sur 37 km quotidiennement, rouler à 100 km/h au lieu de 120 permet dans cet exemple d’économiser 22 litres par mois, soit une économie de 50 fr. au prix actuel de l’essence (2,28 fr./litre).

Il est également intéressant d’adopter les bons réflexes d’éco-conduite tels que: passer rapidement le rapport supérieur, accélérer franchement, rétrograder le plus tard possible, vérifier la pression des pneus, réduire le poids inutile du véhicule, etc. (voir l’ensemble des conseils sur le ecodrive.ch). Ce type de conduite permet d’économiser jusqu’à 15% de carburant. Sur une consommation mensuelle moyenne de 84 litres, cela représente une diminution de 12,5 litres, soit d’environ 29 fr. chaque mois selon les prix actuels.

Ensemble, ces deux mesures peuvent permettre d’économiser 79 fr. mensuellement, soit de quoi compenser une hausse de prix pouvant aller jusqu’à 2,83 fr./litre

CHAUFFAGE

En Suisse, 56% de ménages se chauffent soit au mazout (36%), soit au gaz (19,5%). L’incidence de l’augmentation massive des prix ne sera toutefois pas ressentie de la même manière par tous les ménages. Côté mazout, cela dépend du moment du remplissage de la citerne: seules les personnes forcées de remplir la leur en ce moment sont directement touchées. Côté gaz, les fournisseurs n’ont pas tous la même politique d’achat, mais les annonces de hausses de tarifs se sont déjà multipliées en Suisse romande. Heureusement, beaucoup ont attendu la fin de la période hivernale afin de limiter les effets négatifs sur leurs clients. A noter toutefois que l’augmentation des prix du pétrole et du gaz en cours depuis 2021 avait déjà eu des répercussions sur les tarifs: certaines régions ont ainsi déjà subi des hausses faisant pratiquement doubler la facture avant même le début de la guerre en Ukraine. Que peuvent faire les consommateurs pour limiter les frais?

Pour les propriétaires: passer à un chauffage aux énergies renouvelables

Si les coûts d’investissement sont plus élevés que les chauffages aux énergies fossiles, les coûts énergétiques sont nettement plus faibles. L’avantage financier sur le long terme est donc une bonne manière de faire des économies. D’autant que des subventions sont disponibles dans tous les cantons et au niveau fédéral pour le passage aux renouvelables. Depuis avril 2022, les propriétaires peuvent d’ailleurs bénéficier du « conseil incitatif » gratuit d’un spécialiste pour mieux connaître les possibilités qui s’offrent à eux en matière de chauffage renouvelable. Le site chauffez-renouvelable.ch permet en outre de calculer les gains économiques. A titre d’exemple, les frais annuels d’une pompe à chaleur avec sonde géothermique permettaient déjà d’économiser 373 fr. par an par rapport à un chauffage au mazout et 766 fr. comparé à une chaudière à gaz. Ceci sans prendre en compte l’envolée actuelle des prix et alors que plus de la moitié des frais annuels concernent l’acquisition du combustible.

Pour ceux qui ne peuvent changer de type de chauffage: réduire la température dans son logement

Chaque degré de température en moins représente une économie de 6% des frais de chauffage (source: SuisseEnergie). En prenant l’exemple d’un logement d’une surface de 99m2 (moyenne suisse) avec des frais de chauffage moyens de 965 fr. par an, passer de 22 à 20 degrés, permettrait déjà d’économiser près de 116 fr. Cela ne concerne toutefois que les 20% de Romands habitant dans un logement individuel; les autres verront malheureusement leurs économies noyées dans les charges communes de leur immeuble et n’en ressentiront les effets que si les autres habitants font les mêmes efforts.

ALIMENTATION

Si le prix du panier moyen prend l’ascenseur, le plus utile est de diminuer les postes les plus onéreux. Selon notre étude des budgets alimentaires, ceux qui pèsent le plus sur le porte-monnaie sont la viande, le gaspillage alimentaire et les boissons. En réduisant ces trois postes dans des proportions raisonnables, ces trois éléments permettent de faire une économie de plus de 1’200 fr. par an!

Questions - Réponses

Risque-t-on une pénurie énergétique à court terme?

Non. Chargé de garantir la disponibilité des biens et services vitaux et de prendre des mesures en cas de pénurie, l’Office fédéral de l’approvisionnement économique du pays (OFAE) indique sur son site que l’approvisionnement du pays est actuellement assuré (voir aussi l’analyse de la situation du 8.06.2022). Toutefois, « il est indéniable que la Suisse est dépendante sur le plan énergétique. Ne disposant pas de réserves de gaz naturel, elle s’approvisionne à l’étranger, notamment en Russie, qui fournit près de la moitié de la consommation du pays. Une partie de ce gaz transite par les gazoducs traversant le territoire ukrainien. » 

Si elle ne possède pas de réserves de gaz, la Suisse dispose en revanche d’une réserve obligatoire de mazout extra-léger servant de substitut en cas de pénurie grave. Ces réserves permettent de couvrir les besoins du pays pendant 4,5 mois. 

Côté électricité, les risques de pénurie et les prix augmentaient déjà avant l’invasion de l’Ukraine, qui est venue accentuer cette situation. Les travaux s’accélèrent donc pour prévoir les mesures destinées à permettre de disposer de réserves aussi dans ce domaine (hydraulique, voire gaz) à l’avenir et surtout pour l’hiver prochain. D’autres dispositions sont aussi en discussion au Parlement pour prévoir une aide aux entreprises indispensables au fonctionnement du secteur électrique si celles-ci venaient à être en danger.

En ce qui concerne le pétrole, la Suisse est dépendante de ses importations depuis l’Union européenne. Or, la plupart des pays de l’UE importent du pétrole brut et des produits pétroliers depuis la Russie dans des proportions variées. Surtout, comme l’Union européenne, la Suisse a décidé de se passer de la quasi totalité des produits pétroliers russes d’ici la fin de l’année. Selon l’OFAE, cela pourrait rapidement engendrer des difficultés d’approvisionnement pour la Suisse. Malgré cela et bien que le niveau des stocks soit faible et la situation volatile, l’office fédéral estime que l’approvisionnement de la Suisse en produits pétroliers est pour l’instant assuré (état juin 2022).

Quelles conséquences sur le prix de l’essence?

Déjà avant mars 2022, le prix du baril de Brent (pétrole brut de mer du Nord) s’envolait en raison de la forte demande liée à la reprise économique. Bien que le pétrole russe ne représente que 10% des produits pétroliers commercialisés en Suisse, la guerre en Ukraine a accentué l’envolée du prix du baril de Brent qui avoisine les cent dollars aujourd’hui (12.04.2022) selon Avenergy. C’est 40% de plus qu’il y a deux ans à la même époque de l’année.

Quelles conséquences sur le prix de l’essence? Certains spécialistes estiment qu’une augmentation de dix dollars du prix du baril résulte sur une hausse de dix centimes par litre d’essence à la pompe. Car celui-ci ne dépend pas uniquement du brut. Grossièrement, il peut être décomposé comme suit :

  1. Prix du produit négocié sur le marché de Rotterdam et influencé par le cours du dollar (USD)
  2. Coûts de raffinage, de transport et de distribution
  3. Marge commerciale
  4. Impôt et surtaxe sur les huiles minérales (76,82 centimes pour l’essence sans plomb et 79,57 centimes pour l’huile diesel)
  5. TVA (7,7%)

Ainsi, le prix du pétrole n’influence que la partie hors taxes et hors marge du prix à la pompe. Pour l’heure, ce dernier a certes augmenté, mais en raison de la composition du prix présentée ci-dessus, les hausses restent relativement contenues.

Quelles solutions peuvent être envisagées contre les hausses de prix?

Chaque secteur n’est pas concerné dans la même mesure par la hausse des prix. Dans le domaine du gaz comme des carburants, les hausses sont déjà conséquentes et ressenties par les ménages comme les entreprises. Dans le domaine de l’électricité, les clients dans l’approvisionnement de base ne verront leur facture augmenter qu’à partir de 2023. Une évaluation de la Commission fédérale de l’électricité estime que la composante « énergie » de la facture augmentera de 45% en moyenne, faisant passer le prix du kilowattheure de 21ct aujourd’hui à 25ct en 2023. Les hausses pour les consommateurs suisses sont heureusement plus contenues qu’en Belgique, en Grèce et en Italie qui ont vu l’électricité augmenter de 80% en 2022 par rapport à 2021.

Cette situation suscite toutefois de fortes craintes du côté de la population comme des entreprises. Raison pour laquelle des mesures de soutien sont à l’étude au niveau fédéral. Un groupe de travail interdépartemental a ainsi été mis en place, lequel « examine les champs d’action possibles de la Confédération sous l’angle des éventuelles mesures à prendre, de leur financement et de leurs conséquences. » Reste que ce groupe de travail n’a rien publié à ce jour, alors que les demandes d’aides se multiplient.

Pour limiter les effets de ces hausses de prix en l’absence de mesures, la FRC recommande à chacun la mise en place des écogestes publiés sur cette page. A moyen terme, elle préconise des investissements massifs dans la transition énergétique, afin de limiter autant que possible la dépendance aux énergies fossiles. En revanche, elle estime que pour soutenir les personnes ou entreprises les plus touchées, de simples rabais sur les prix à la pompe, augmentation de déductions fiscales ou réduction de taxes sur les combustibles ne seraient pas souhaitables. Ce principe d’arrosoir est en effet inefficace: non seulement il ne cible pas les personnes les plus touchées, mais il encourage de plus la consommation de carburants et combustibles fossiles, un signal malvenu dans le contexte climatique actuel.

Des aides plus ciblées et plus respectueuses du climat pour les personnes disposant de peu de moyens ou à destination des PME les plus touchées seraient ici préférables. Concernant les combustibles, cela peut par exemple prendre la forme de chèques-énergie, à l’instar de ceux offerts en France ou en Allemagne aux contribuables les plus modestes pour lutter contre la précarité énergétique. Des rabais sur les transports publics sont une autre solution efficace pour contrer le prix élevé des carburants, tout comme des aides financières ciblées pour les personnes qui habitent dans des zones mal desservies. L’Autriche propose ainsi un billet à 1130 fr. (1095 euros), permettant de circuler pendant un an sur les lignes publiques de bus et de train du pays. En Suisse, l’abonnement général 2e classe coûte 3860 fr.. C’est 241% de plus. En parité de pouvoir d’achat (considérant que le PIB/hab est 80% plus élevé en Suisse) si on suivait le modèle Autrichien l’AG devrait passer à 2000 francs / an (soit diminuer quasi de moitié).

Risque-t-on une pénurie alimentaire?

Non. Le Département fédéral de l’économie a indiqué que la Suisse était peu dépendante de l’Ukraine et de la Russie dans le domaine alimentaire. Ainsi, rapportés au volume total des importations par produit, seuls 2% des céréales, 4% des fourrages et 4,5% des huiles et graisses végétales importés en Suisse proviennent de ces deux pays.

Quels effets indirects peut-on craindre dans le domaine alimentaire?

La FRC veille à éviter un affaiblissement des règles de la législation fédérale.

Plusieurs pays européens sont en train de mettre en place un système pour faciliter le remplacement de l’huile de tournesol ukrainien par d’autres matières grasses dans les aliments transformés.  La FRC demande que les consommateurs soient correctement informés de ce genre de changement de recette. Les autorités devraient avoir une vue d’ensemble de ces changements.

Certaines organisations, comme les producteurs de porcs espagnols, ont demandé d’assouplir les exigences concernant les résidus phytosanitaires pour l’importation de maïs du Brésil et d’Argentine en remplacement aux importations d’Ukraine et de Russie. La FRC demande de maintenir les limites actuelles et de ne pas assouplir les valeurs maximales, notamment pour les denrées alimentaires, ni pour les résidus phytosanitaires ni pour les OGM.

La FRC et ses consoeurs du SKS et de l’ACSI ont écrit à l’OSAV concernant ces éléments. Elle a ensuite participé aux négociations lors d’une table ronde organisée par l’OSAV puis répondu à la consultation sur la modification des ordonnances liées au droit alimentaire.

Le boycott est-il un outil adéquat pour soutenir l’Ukraine?

Pas forcément. Pour fonctionner, le recours aux boycotts de consommateurs devrait se concentrer sur des cas et situations très précis: produits facilement substituables, marchés concurrentiels, visibilité des produits boycottés et des substituts éventuels, base de boycotteurs potentiels suffisamment large.

Les entreprises n’ont-elles pas une responsabilité?

Les entreprises ont une responsabilité. Elles ne doivent pas profiter de la hausse des prix pour augmenter leurs marges ni réaliser des bénéfices indus dans les pays en guerre.

Que fait la FRC?

  • Elle suit l’évolution des prix des énergies et de l’alimentation: une attention particulière est portée sur les marges que certains acteurs pourraient être tentés de gonfler.
  • Elle émet des recommandations pour limiter l’impact des hausses de prix  sur les ménages les plus touchés: elle préconise en particulier la mise en place d’un chèque-énergie pour lutter contre la précarité énergétique et la baisse du prix de l’Abonnement général pour les transports publics (AG) à 2000 francs par an.
  • Dans le domaine de l’alimentation, elle veille à éviter un affaiblissement des règles de la législation fédérale induit par une moindre disponibilité de certains produits.
  • Elle étudie la faisabilité de mesures complémentaires pour soutenir le pouvoir d’achat, comme par exemple la remise de chèques/bons pour l’achat de fruits et légumes.

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Interpellation des grands distributeurs

 
Nous demandons aux distributeurs

  • cesser le marketing agressif sur les fraises, mais également sur d’autres denrées hors saison, que ce soit en rayon ou dans les différentes publications destinées à vos clients (catalogues, magazines, journaux, newsletter, etc.) ;
  • renoncer à disposer les fraises espagnoles aux endroits stratégiques de vos points de vente, à savoir en face de l’entrée, sur des ilots dédiés, ou en tête de gondoles ;
  • ne pas recourir à des mises en scène pour vendre la fraise hors saison (à savoir jusqu’en avril), en l’associant par exemple à de la crème et des tartelettes. Une demande valable aussi pour d’autres denrées, comme les asperges du Pérou associées à de la mayonnaise, viande séchée ou autre ;
  • indiquer clairement, de manière bien visible et transparente le pays de provenance ainsi que les noms des producteurs de fraises importées, que ce soit sur les affichettes qui accompagnent ces fruits en rayon, dans les publicités ou sur le dessus des barquettes ;
  • ne plus utiliser de formulations qui peuvent induire en erreur le consommateur sur la saison de la fraise en Suisse. Une demande valable pour la mise en rayon, ainsi que toute publication ;
  • être en mesure de prouver toute allégation de durabilité concernant l’assortiment.

Les dates de la tournée romande #Ramènetafraise

29.05.21Marché de Boudry (NE)
01.06.21Marché de Neuchâtel (NE)
02.06.21Marché de La Chaux-de-Fonds (NE)
04.06.21Marché de Fleurier (NE)
05.06.21Gare de Lausanne (VD)
12.06.21Gare de Genève (GE)
08.06.21Place fédérale (BE)
12.06.21Marché de Delémont (JU)
15.06.21Gare de Delémont (JU)
19.06.21Marché de Fribourg (FR)
27.09.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
28.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
29.08.21Festi’Terroir Genève (GE)
29.08.21Objectif Terre Lausanne (VD)
09.09.21Semaine du goût Sion (VS)
25.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
26.09.21Concours suisse des produits du terroir Courtemelon (JU)
05.10.21Les Jardins du Flon, à Lausanne (VD)
16.10.21Epicerie fine Côté Potager, à Vevey (VD)