L’histoire de la FRC

1959 | L’association a été mise sur pieds par et pour des femmes.

1963 | La Commission romande des consommatrices devient une association.

1964 | La Commission romande des consommatrices devient la Fédération romande des consommatrices. Cette même année a aussi lieu la naissance des premières sections cantonales de Genève et de Neuchâtel. Celles de Vaud et du Valais suivront en 1965, celle du Jura en 1966 et Fribourg, enfin, en 1968.

1996 | La Fédération romande des consommatrices devient la Fédération romande des consommateurs.

2009 | Année jubilaire pour la FRC qui fête 50 ans d’activités aux services des consommateurs.

L'INFORMATION COMME LEVIER D'ACTION

1966 | Premier numéro de J’achète mieux. Ce journal est édité sans publicité et donne à l’association la possibilité de publier des tests complets, de sensibiliser l’opinion publique et d’appeler ses membres à des actions d’ensemble. Le succès est immédiat.

1998 | Les balbutiements de frc.ch.

2007 | J’achète mieux devient FRC Magazine.

2012 | FRC Magazine devient FRC Mieux choisir. Et le site profite pour faire peau neuve.

2016 | Le journal fête ses 50 ans

2017 | L’information investit largement les supports digitaux: un nouveau site et une présence marquée sur les réseaux sociaux.

UNE TRADITION DE LUTTES ET DE SUCCÈS

À sa création en 1959, la Commission romande des consommatrices (CRC) fait prendre conscience aux femmes qu’elles ont un pouvoir en tant qu’«acheteuses». À une époque où les Suissesses n’avaient pas encore le droit de vote, les produits qu’elles décidaient de consommer – ou de ne pas consommer –, influençaient l’industrie qui les met sur le marché. C’est ainsi que les premiers boycotts sont organisés.

En 1967, la grève du beurre est lancée suite à une augmentation du prix du beurre décidée par le Conseil fédéral. Le prix de cette denrée a grimpé en flèche et l’appel de la FRC à la mobilisation est bien suivi. Quatre mois après le début du boycott, la consommation a diminué de 27% et le gouvernement est contraint de revoir le prix à la baisse. En gagnant cette première bataille, les consommatrices prennent conscience de leur influence.

D’autres boycotts suivront. En 1972, la FRC organise celui du jambon et de la charcuterie suite à l’autorisation d’ajouter des polyphosaphates dans le procédé de fabrication. Cette substance permet à la viande de mieux retenir l’eau et la graisse, ce qui en diminue la valeur nutritive. Les consommateurs suivent le mouvement et la diminution des ventes est de 50% pour la charcuterie et 75% pour le cervelas! L’année 1975 est celle du boycott de la viande trop chère et 1987 celui des bombes aérosols.

Plus récemment, le chocolatier Cailler abandonne ses emballages en PET suite aux réactions de l’opinion publique, alertée par la FRC dès 2005.

En 2009, la FRC a totalement innové en créant une plateforme pour les clients du Credit Suisse victimes de la faillite de Lehman Brothers. A l’issue d’un combat qui avait tout d’une lutte de David contre Goliath, la FRC est parvenu à obtenir un dédommagement de 50 millions de francs pour les petits épargnants lésés. Cette victoire, mais aussi les difficultés auxquelles la FRC a été confrontée pour l’obtenir, a incité la FINMA à édicter en 2012 des recommandations pour améliorer la situation des clients des banques et a relancé le débat sur la nécessité pour la population de disposer de l’outil de l’action collective pour les affaires de ce type.

Autre combat qui a fait couler beaucoup d’encre, le scandale VW, en 2015. Le constructeur allemand ayant admis avoir truquer certains moteur. La FRC se mobilise fortement, ouvrant une plate-forme d’information et lançant diverses actions sur le plan judiciaire pour faire entendre la voix des victimes lésées. Le dossier est en cours, l’association travaillant avec ses partenaires européens à la mise sur pied d’une action collective.

Sept mois après avoir sommé les clubs de fitness de modifier les conditions contractuelles qui sont en défaveur des clients, la FRC peut se targuer d’avoir assez largement réussi son coup: en 2015, la majorité des centres, souvent de grands chaînes, accepte ses revendications et accordent de meilleurs contrats aux consommateurs.

2017, premier succès d’estime pour la FRC et ses collègues de l’Alliance des organisations des consommateurs SKS et ACSI, suite à leur action groupée. La récolte de plus de 4000 signatures exigeait, par le biais de l’autorité compétente, qu Billag restitue la TVA payée en trop par les consommateurs, et ce pour au moins dix ans. Un premier jugement du Tribunal administratif fédéral a entériné le fait que les sommes perçues doivent être rétrocédées.

 

Des actions politiques

Il est bien connu qu’il faut agir à la source pour être le plus efficace. Forte de cette idée, la FRC entre régulièrement dans l’arène politique pour défendre les intérêts des consommateurs et améliorer les conditions-cadre du marché.

En 1978, elle lance une initiative populaire pour instaurer la surveillance des prix et récolte les 100 000 signatures nécessaires. L’information aux consommateurs est formalisée dans une loi en 1986, suite à l’entrée de la protection des consommateurs dans la Constitution suisse en 1981. Issu de cette loi et demandé depuis le départ par la FRC, Monsieur Prix prend enfin ses fonctions définitives en 1991.

Suite à de nombreuses plaintes, une pétition contre le démarchage téléphonique est lancée en 2007. En 3 mois, 43 000 personnes signent cette demande pour l’instauration d’un délai de sept jours pour pouvoir annuler un contrat conclu suite à un démarchage téléphonique. Alors que cette revendication a été acceptée par le Parlement fin 2009, sa mise en application est toujours bloquée dans les méandres de la procédure législative fédérale.

Une victoire importante contre le harcèlement téléphonique a par contre été enregistrée en 2011, avec l’introduction dans la Loi sur la concurrence déloyale (LCD) d’une sanction pour les entreprises qui ne respectent pas la volonté du consommateur de ne pas être démarché par téléphone, indiquée au travers de l’astérisque dans le bottin téléphonique

Dans sa lutte contre l’îlot de cherté helvétique, la FRC a gagné une bataille essentielle en 2009 en obtenant l’autorisation des importations parallèles, soit la possibilité légale d’importer des produits moins chers déjà vendus en Suisse. La lutte continue: en 2016, l’Alliance et d’autres partenaires ont lancé l’initiative populaire «Stop à l’îlot de cherté – pour des prix équitables», exigeant que les entreprises puissantes ne puissent plus imposer des prix surfaits aux consommateurs et aux PME suisses. La récolte de signatures continue en 2017.

Les médias ont parlé de «printemps des consommateurs» pour décrire le nouveau poids politique acquis par les organisations de consommateur ces dernières années. Celui-ci s’est matérialisé notamment au travers de la signature, par plus de 70% de parlementaires romands élus en 2011, de la «Charte des consommateurs» établie par l’Alliance pour placer les préoccupations des consommateurs tout en haut de l’agenda politique. Mission reconduite en 2016 pour une nouvelle législature.

L’année 2012 est marquée par l’entrée en vigueur de dispositions essentielles de la Loi sur la concurrence déloyale révisée, qui rendent enfin illégaux toute une série de comportements combattus depuis des années, voire des décennies, par la FRC: conditions générales déséquilibrées, commerce électronique opaque, annuaires bidons, promesses de gains déloyales et systèmes «boule de neige»… Autant d’actes qui seront désormais considérées comme des pratiques déloyales et contre lesquels la FRC disposera de moyens de lutte efficaces.

Les télécoms sont à l’honneur en 2014. Cette année-là en effet voit la première victoire dans le combat contre les conditions générales abusives des opérateurs Swisscom, Sunrise et Orange. Sur ce dossier, la FRC a fait front commun avec le SKS, l’ACSI et le magazine Beobachter. Grâce à leur action, les consommateurs peuvent désormais enfin bénéficier d’un régime juridique équilibré en matière de téléphonie mobile. Le combat suivant porte sur la révision de la Loi sur les télécoms.

Depuis 2016, le délai de révocation de 14 jours est acquis pour certaines formes de contrat. Les consommateurs sont ainsi protégés contre les crédits souscrits trop rapidement et contre le surendettement.

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