Alors, ce jambon, du lard ou du cochon?
03.07.2012
Douze jambons analysés pour des résultats tranchés: la moitié se conservent mal jusqu’à la date de péremption et deux produits ont trop d’eau, trop de sel.
Un jambon sur deux ne passe pas l’épreuve de la date limite de consommation. En effet, analysés par le Service de la consommation et des affaires vétérinaires (SCAV) du canton de Vaud, six des douze échantillons présentent un taux de germes supérieur aux normes admissibles. Si ces aliments ne mettent pas forcément la santé en péril, ils soulèvent une fois de plus des questions sur la manière de fixer les dates de consommation sur les produits de consommation courante (lire notre précédente édition sur le gaspillage alimentaire). Interpellés, les distributeurs concernés assurent que leurs propres analyses n’ont jamais montré de problème similaire et invoquent une éventuelle rupture de la chaîne du froid… Pourtant, nos échantillons ont été achetés en magasin, comme le ferait n’importe quel consommateur, et ont été directement acheminés au laboratoire dans des sacs isothermes. Et le verre n’est pas qu’à moitié vide, puisque six échantillons restent de parfaite qualité jusqu’à la date annoncée sur l’emballage. Il semble donc que les processus de fabrication et les bonnes pratiques varient d’une entreprise à l’autre.
Huma Khamis et Eden Lorenzetti

