Santé

Plus de 90% des puffs testées sont non-conformes

Plus de 90% des puffs testées par le chimiste cantonal de Bâle-Ville présentent de graves défaillances et des teneurs excessives en plomb et en nicotine. Parmi les 32 échantillons, 21 ont été interdits de vente. 

Maison et loisirs Sécurité des produits Santé

06 janvier 2026

Cigarette électronique jetable

Image: B. Robinson / shutterstock.com

Avec les puffs, les arômes sucrés et les couleurs éclatantes remplacent les mégots et les briquets perdus. Leurs promoteurs présentent ces vapes comme une alternative inoffensive à la cigarette.

Mais derrière cet écran de fumée, ces cigarettes électroniques jetables posent de véritables problèmes sanitaires.

Presque aucune puff conforme

Une enquête du chimiste cantonal de Bâle-Ville met en évidence ces dangers. Son laboratoire a analysé 32 puffs vendues dans le commerce. Plus de 90% des produits testés présentent des défauts, comme des volumes de liquide supérieur au seuil maximal autorisé, une teneur trop élevée en plomb ou en nicotine ou la présence d’une substance toxique pour la fertilité.

En outre, les étiquetages de plusieurs produits ne correspondaient pas aux normes. Dans 25 cas, des fluides frigorigènes présents dans le liquide n’étaient pas mentionnés, alors que la loi l’exige.

Les incidences sur la santé de ces substances ne sont pas suffisamment documentées, alerte le chimiste cantonal dans son rapport. Des puffs aux dates de péremptions dépassées ont été recensées.

Au total, 21 interdictions de vente ont été prononcées, indique le chimiste cantonal. Le laboratoire avait déjà procédé à des tests en 2023. L'entier de l'échantillon s'était révélé défectueux. Face à ces résultats, d'autres inspections du marché auront lieu.

Frais d'élimination négligés

Les puffs fonctionnent avec une batterie non-rechargeable composée de métaux précieux, comme le lithium. Une fois le liquide terminé, ces cigarettes électroniques jetables doivent être recyclées.

Le détaillant est tenu légalement de les reprendre. Les importateurs, eux, sont tenus de s’acquitter d’une taxe d'élimination anticipée. Or, cette contribution n’a pas été versée dans 11 cas. En pratique, les puffs finissent souvent à la poubelle ou dans les rues.

Interdiction nationale

Le Parlement a tranché en juin dernier: les puffs seront bannies en Suisse. En attendant la mise en œuvre du texte, plusieurs cantons romands ont déjà pris les devants en interdisant leur vente, à l'instar de Genève, Neuchâtel ou le Valais. Ce dernier est l'un des premiers à appliquer des sanctions effectives. Les commerces qui tenteraient de maintenir la vente s'exposent à des sanctions.

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