MAGAZINE

No 49: Juin 2012
05.06.2012

FRC-Mieux-choisir-49-COUV

Complémentaire, mon cher patient !

L’édito d’Elisabeth Kim, rédactrice en chef

Ce numéro de FRC Mieux choisir fait la part belle aux questions liées à la santé. Et non pas, comme vous vous en douter, parce que celle-ci n’a pas de prix…

Au contraire. Les millions de consommateurs ayant souscrit des assurances complémentaires – dont les échéances de résiliation sont souvent fixées à fin juin ou fin septembre – ne le savent que trop. Ces produits privés, soumis par conséquent à une autre loi que la LAMal, peuvent non seulement se révéler fort coûteux, mais aussi parfois inutiles. Un comble, d’autant plus pour les personnes âgées et/ou en mauvaise santé!

Le nombre d’assurances complémentaires étant pléthorique, impossible d’en établir un panorama exhaustif. De plus, une même prestation pouvant se retrouver dans plusieurs offres issues de la même caisse, à quelques nuances près quant aux remboursements ou restrictions, la comparaison devient un vrai casse-tête chinois. Dès lors, notre dossier du mois s’est concentré sur les précautions à prendre afin de ne pas s’engager à la légère dans ce type de contrats.

Autre sujet santé: l’enquête menée auprès de 70 pharmacies en Suisse romande afin d’éprouver la qualité de leurs conseils. Le scénario? Une insomnie due à une situation particulière de stress, un cas de figure très commun dans nos contrées où la course à la performance s’affiche comme une norme. Pour corser l’affaire, les enquêteurs mystères de la FRC ont prétexté être peu férus de médecines «douces» (homéopathie, phytothérapie et autres) et avoir eu recours, en vain, à un antihistaminique, connu pour ses effets sur l’endormissement.

Les résultats de cette prise de température dans les officines ne sont guère satisfaisants. Pour la FRC, il ne s’agissait pas de juger du meilleur remède à prescrire aux candidats à un sommeil réparateur, mais de vérifier l’écoute, l’empathie, le conseil, voire la propension du pharmacien à «dépanner» un patient en lui délivrant une petite boîte de somnifères, un acte légalement autorisé si ce professionnel des médicaments l’estime nécessaire. Las, ces bons réflexes n’ont été que trop rares. Pour compléter cette enquête, une analyse sur le marché – trop peu documenté en Suisse – des benzodiazépines ainsi que sur les médecines complémentaires, dont cinq d’entre elles ont, cette année, réintégré l’assurance de base.

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