"Vous avez gagné¨"

Ameublement: les salons de l'arnaque

De nombreuses sociétés de vente de meubles piègent les clients en leur faisant croire qu'ils ont gagné un prix à retirer sur place. Méthodes à la limite de la légalité.
Pub et arnaques Arnaques

Archive · 21 janvier 2009

"J'ai reçu un appel téléphonique m'annonçant que j'avais gagné un canapé en cuir. Ravi, je suis allé au magasin, avec mon épouse, pour le retirer. Là, on nous a présenté des fauteuils à des prix incroyables, et nous en avons acheté deux. Puis le directeur m'a accompagné à ma banque pour y retirer 2000 francs d'acompte, car je n'ai pas de carte de crédit. C'est lorsque nous sommes arrivés à la maison que nous avons réalisé l'ampleur de l'arnaque..."

ARNAQUE. Le mot est lâché: 4900 fr. pour deux fauteuils, 6500 fr. pour un canapé "relax" trois places, et, tenez-vous bien, 6000 fr. pour un sommier électrique et son matelas (garantis cinq ans tout de même!). Bref, votre prétendu prix gagné s'est transformé en citrouille, comme le carrosse aux douze coups de minuit.

Des clients "travaillés au corps"

Au banc des accusés, une nébuleuse de sociétés qui trempent toutes dans la vente de meubles. Elles ont pour noms Salon Concept, Linéa- Relax, Sofa Cosy, Divani Qualita. Leur particularité: elles ouvrent des enseignes aussi rapides que des météores avant de fermer boutique, une fois leur moisson récoltée... pour recommencer ailleurs. C'est déjà le cas de Sofa Cosy et de Divani Qualita, toutes deux en faillite. Pour chacune d'elles, appâter le client revêt la même forme. Que ce soit par téléphone ou par écrit, elles l'attirent dans leur échoppe avec la phrase magique: "Vous avez gagné un prix à venir retirer chez nous!"
Des appels de ce type, la FRC en enregistre chaque jour. Au bout du fil, le scénario décrit est hélas toujours le même. Les clients sont accueillis par une équipe de vendeurs sans scrupules et "travaillés au corps" pour qu'ils signent un contrat, n'importe lequel, pourvu que ça rapporte!
Si le forcing exercé par ces vendeurs n'a rien d'illégal, il frise pourtant le code. Le consommateur suisse, dérouté par ces méthodes "à la française", peut facilement se laisser manipuler. Il doit pourtant savoir qu'il dispose d'un droit de révocation de sept jours, selon les articles 40a et suivants du Code des obligations.
En effet, l'engagement a été pris lors d'une manifestation publicitaire. Cela lui laisse donc le temps de se rétracter, s'il estime avoir été abusé ou s'il a signé à tort. Dans ce cas, il doit communiquer sa décision au vendeur par écrit. Le délai court dès la signature du contrat.

Ne leur donnez pas suite!

Le plus gros souci est ensuite de récupérer l'acompte versé, puisque ces sociétés ne sont pas installées durablement. Difficile donc de notifier un recommandé ou un commandement de payer à une société de ce genre ou à son administrateur. Si vous recevez de telles invitations, ne leur donnez pas suite. Vous conviendrez qu'il est rare de gagner sans avoir joué! Si vous décidez malgré tout de retirer votre "prix", soyez prudent, et, surtout, évitez de verser un acompte!

Nadine Frossard

>> Tiré de l'article "Les salons de l'arnaque", publié dans le FRC Magazine 7, avril 2008

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