Arnaque

De la piquette à prix d’or

La démarche n’est pas nouvelle, mais chaque année, les techniques de vente forcée de faux grands crus fait de nouvelles victimes. Nos conseils.
Pub et arnaques Arnaques

Archive · 26 juin 2013

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Démarchage agressif, livraison de caisses de vins qui n’ont jamais été commandées, vente à prix d’or de piquettes présentées comme des crus prestigieux… Si ces arnaques sévissent depuis de nombreuses années, elles continuent malheureusement à faire régulièrement leur lot de victimes. En particulier auprès de personnes âgées ou malades!

Parmi ces sociétés, le Cellier de Saint-Pierre, une société déjà bien connue par la FRC (lire notre magazine de juin 2009). Début juin, ce membre nous relatait sa fâcheuse mésaventure: 12 bouteilles de Bordeaux, à 48 francs la pièce, déposées au bureau de son épouse. L’entreprise, belge cette fois, dénoncée par nos confrères de Bon à Savoir, Les Enfants de Bacchus, tente, par les menaces et les intimidations, de convaincre les personnes qu’elle démarche téléphoniquement que celles-ci auraient achetés, en 2011 (!), un certain nombre de grands vins à près de 50 franc la bouteille.

Procès contre W&V

Dans les deux cas, outre l’inexistence d’une commande, il s’avère que le véritable prix du pinard n’excède pas 10 francs dans d’autres commerces. Autre exemple récent, le Domaine de la Renaissance, à Genève, qui prend rendez-vous par téléphone – et ceci d’une manière très agressive – pour une livraison de vin également jamais sollicitée. Différents grossistes apparaissent régulièrement ça et là. Comme des call centers basés en Tunisie, se remémore Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police cantonale vaudoise, dont l’indicatif (0216) prêtait encore plus à la confusion.

L’an dernier, un Vaudois en a fait méchamment les frais, ayant déboursé près de 500 000 francs. Le mode opératoire était cette fois encore plus élaboré: l’amateur de vin conclut l’affaire et verse plusieurs dizaine de milliers de francs pour du rouge de piètre qualité. Puis, il reçoit un appel d’une société française qui explique à la victime qu’elle a été grugée, mais que celle-ci peut la défendre auprès des instances judiciaires tunisiennes, moyennant des avances de frais toujours plus élevés.  Enfin, à noter aussi le procès en cours, intenté par la FRC pour non-respect de l’astérisque, contre W&V, à Romanel-sur-Morges.

Au commerçant de prouver la vente

Face à ses escrocs, il existe plusieurs parades. Raccrocher purement et simplement le téléphone pour les plus expéditifs ou menacer le vendeur de plainte pénale si votre numéro est accolé d’un astérisque dans le bottin. Si le harcèlement se poursuit, dénoncer la société auprès de la FRC (formulaire en ligne: : https://www.frc.ch/denoncez-les-pratiques-deloyales/). En cas de livraison forcée à domicile, et pour peu que l’on soit sûr de n’avoir rien acheté, refusez et contestez. Ce sera au commerçant de prouver qu’il y a bien eu commande, que ce soit par e-mail, courrier ou enregistrement téléphonique, raison pour laquelle il ne faut pas se laisser intimider par les menaces de poursuite ou un commandement de payer.

Légalement, c’est aussi au vendeur de reprendre ses caisses de vin si aucune commande n’a été passée. Précisez qu’il vienne dans les 10 à 15 jours. S’il ne le fait pas, vous pouvez en disposer. Enfin, ne pas signer de bon de livraison où il peut être indiqué, en toutes petites lettres, que le client «reconnaît avoir acheté ferme et réceptionné ce jour les marchandises suivantes». Dans ce cas, la signature peut valoir comme ratification d’un contrat.

 

 

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