Presse

Tribune de Genève: “Il ne parle pas le français mais Cablecom lui vend un abonnement sans remord”
18.08.2012

Le quotidien du bout du lac relate la mésaventure survenue à un habitant de Vernier. Et consulte Valérie Muster, responsable de la Permanence de la FRC.

Ressortissant érythréen, B.G. reçoit depuis 2011 de lourdes factures d’UPC Cablecom. Lui qui ne possède ni smartphone ni ordinateur a en effet souscrit à un abonnement téléréseau, téléphone et internet.

Sauf qu’il ne parle pas bien français, et explique qu’il n’a pas bien compris ce qui se passait lors de la conclusion du contrat par téléphone, relate la Tribune de Genève. Pis, craignant qu’un défaut de paiement puisse entacher son statut d’étranger en Suisse, il a réglé ses factures sans broncher… jusqu’à ce qu’une assistante sociale s’en mêle.

Un cas qui est loin d’être isolé, souligne Valérie Muster, juriste à la FRC: «Ce genre de mésaventure arrive souvent aux personnes âgées et aux non-francophones. On répertorie tous les jours des cas comme celui-ci.»

Si la technique est légale, le Code des obligations a été modifié en 2007, spécifiquement à cause des problèmes avec les entreprises de télécoms. Une nouvelle ordonnance les contraint à enregistrer leurs échanges téléphoniques: «Ce point a pour but de défendre les intérêts des clients lésés, comme ça l’est dans le cas présent», explique Valérie Muster.