Presse

L’Express: “Salons à moitié payés jamais livrés”
22.08.2012

Une arnaque aux meubles d'envergure romand est jugée par la Cour criminelle siégeant à La Chaux-de-Fonds. Valérie Muster, juriste à la FRC, répond aux questions.

Bonnes affaires, cadeaux bonus, remises exceptionnelles… Valérie Muster, responsable de la Permanence de la FRC, revient sur les classiques “arnaques aux meubles”, toujours en vogue.

De telles arnaques sont-elles encore fréquentes?

Oui, il y en a encore, même si elles devraient diminuer. Depuis le 1er avril, la loi contre la concurrence déloyale révisée met notamment au pilori les promesses de gains qui sont désormais interdites. A notre connaissance la société Divani Qualita incriminée (dans le procès en cours, ndlr) renaît de ses cendres sous d’autres noms. Mais depuis avril nous n’avons pas eu de dénonciation.

Ceux qui se sont fait avoir sont-ils de vrais pigeons?

C’est un peu dans la mentalité suisse d’au moins écouter ceux qui vous font un cadeau. Il faut bien sûr se méfier des cadeaux venant de quelqu’un que l’on ne connaît pas. Plutôt que des pigeons, je dirais que ce sont des gens qui baissent la garde et tombent dans le piège. Rompus aux techniques de manipulation commerciale, les vendeurs ne vous lâchent pas.

Comment se prémunir contre ces manipulations?

Si on cède à l’appel, il faut en tout cas savoir ce qui va se passer. On peut nous appeler à la FRC. Ensuite, il faut réfléchir avant de signer un contrat. Surtout, il ne faut pas donner d’avance. Certains de ces vendeurs sont prêts à aller avec vous jusqu’au bancomat! Il existe un délai de rétraction de sept jours, mais c’est en cas de démarchage abusif. Nous avons constitué un dossier sur le sujet que l’on retrouve sous www.frc.ch/lcd.

Sujet à lire en intégralité dans l’Express.