L’Express: “Le harcèlement doit être banni”
13.08.2012
Le conseiller aux Etats neuchâtelois Raphaël Comte s'attaque aux méthodes musclées des sociétés de recouvrement. C'est déjà le cheval de bataille de la FRC, comme en témoigne Valérie Muster, responsable de la Permanence.
Une société mandatée pour recouvrer une créance peut-elle utiliser tous les moyens pour arriver à ses fins?
C’est la question qui préoccupe depuis longtemps la FRC et, désormais, le conseiller aux Etats neuchâtelois Raphaël Comte. Celui s’insurge contre certains «procédés à la limite de la légalité», y compris le «harcèlement, par téléphone, sms, courriels» et les «lettres de menaces ou de contrainte». Il milite pour un meilleur encadrement de ces pratiques.
Comme le souligne L’Express, la Fédération romande des consommateur est malheureusement très au fait de ces procédés, elle qui reçoit quantité de témoignages et des documents les dénonçant. «Des gens se font harceler jusque sur leur pas-de-porte par des collaborateurs de ces sociétés», confirme Valérie Muster, juriste à la FRC. «Certains de leurs courriers sont menaçants et proches de la contrainte, au sens pénal», affirme-t-elle.
Une situation délétère, d’autant plus dommageable qu’on pourrait s’en passer: rien n’oblige une entreprise créancière de faire appel à une société de recouvrement, car «il est extrêmement facile en Suisse de mettre un débiteur aux poursuites», sans passer par un intermédiaire.
